2 Suisses (et 1 Chat) à Séville

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Carnaval de Cádiz - 19:44, 3/02/2008

 

 

 

Depuis avant-hier a lieu le carnaval de Cadix, qui doit durer 10 jours et qui est considéré comme le plus important de la région. C'est un carnaval très exubérant et très... alcoolisé. Des centaines de petits groupes parcourent les rues. Il y en a de deux sortes: les groupes officiels, qui s'appellent les murgas (l'expression française être complètement murgé vient-elle de là?) qui chantent et jouent des sketches satirques, et dont les meilleurs sont récompensées par un jury.

 

Les autres s'appellent les ilegales et font juste la fête!

 

Samedi après-midi, on est arrivé à la fin du carnaval des enfants. Etonnant de voir la variété et la qualité des costumes! Bon, bien sûr, pas mal de princesses et de fées chez les filles, de cow-boys et de spidermen chez les garçons, mais pas mal de bonnes idées aussi: des dinosaures, des policiers, une fillette en charleston, 2 ou 3 jedis... sympa!

 

 

Ensuite, nous avons eu le temps de visiter la ville. Pour situer un peu, Cadix se trouve sur une presqu'île et est quasiment entourée d'eau.

 

 

    

 

  1. Carte de Cádiz. La vieille ville est tout au nord-ouest
  2. Isa, la cathédrale et l'océan
  3. Les rues étroites pavées

 

 

Toute la côte sud-ouest est une plage infinie de sable fin que pas mal de Sévillans considèrent comme une des plus belles d'Andalousie. Au nord, le port.  C'est de nouveau une ville très blanche, des maisons assez hautes et pas mal proches les unes des autres, des petites ruelles pavées qui débouchent sur des places et des parcs, très sympa!

 

Puis peu à peu, le soir tombant, des groupes de jeunes et d'adultes ont fait leur apparition sur les marches de la cathédrale: des hippies, des schtroumpfs, des Bob l'éponge, des poules, des diables, des clowns, des infirmières gores, des policiers de la Policia Loca (en grattant le dernier "L" de vrais uniformes, visiblement! pour les non-hisponophones, ça signifie police folle)... et beaucoup de pirates vu que visiblement, c'était un peu le thème de l'année.

 

 

   

 

  1. Les groupes se rassemblent progressivement
  2. Leeeeeeet the sunshine!
  3. Vous aurez remarqué la chaise roulante! Tout le monde se déguise, ici! Et de tous ceux qu'on a vu, cet Alonso est celui qui a passé le plus de temps à poser pour les photos! Excellent!

 

 

Et plus la nuit tombait et plus les rues se remplissaient. Et pour finir, le centre de Cádiz s'est transformé en une ruche de gens chantant, criant, buvant, riant... et visiblement personne ne profite d'être plus ou moins incognito pour faire des conneries: jamais rien de méchant, jamais de geste déplacé, que de la bonne humeur, vraiment excellent! J'ai essayé d'en filmer un bout. On ne voit pas grand chose mais on imagine bien l'ambiance: http://www.youtube.com/watch?v=hVu-BdWiIno

 

Nous, déguisés en touristes suisses, sommes passés totalement inaperçus: parfait!!

 

 

 

   

 

  1. Où est Charlie?
  2. Une mariée
  3. Les marches de la cathédrale

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2 Suisses de plus à Séville - 18:40, 21/01/2008

Premiers visiteurs! Nicole et Franco ont passé le week-end avec nous! Et ils ont eu du bol avec la météo: 21°, terrasses et lunettes de soleil... ça nous a fait du bien de parler français et c'était sympa de les revoir et de jouer un peu aux guides de la ville! On a d'ailleurs découvert grâce à Franco un petit bar à churros 'achement bon!

Dommage que Nicole, ne faisant pas confiance en la grippe espagnole, soit venue avec la sienne, ce qui lui a un peu plombé son week-end...

C'était cool! Vous revenez quand vous voulez!!

 


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Graffitis - 23:16, 16/01/2008

Quelques graffitis qui bordent le long du Guadalquivir... tout à fait officiel, d'ailleurs, semble-t-il...

 

                       

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Les Rois Mages - 15:54, 6/01/2008

Hier soir, défilé des Rois Mages dans les rues de Séville. Une trentaine de chars et de groupes de musique (tambours et trompettes, on est en Andalouise) parcourent la ville pendant plus de 6 heures. Tous les musiciens ont le visage couvert de cirage et sont vêtus à la Ali Baba. Chaque char a pour thème un film ou un dessin animé (Cendrillon, Harry Potter, Charlie et la Chocolaterie, Star Wars...) et sur trois de ces chars, les Rois Mages. Et les gens qui sont sur les chars, en majorité des enfants, lancent des bonbons, des peluches, des ballons et autres petits jouets. Côté bonbons, c'est la folie!! Ce sont des milliers de bonbons qui sont lancés par poignées, par brassées! Ça n'arrête jamais! Certains spectateurs utilisent un parapluie ouvert retourné pour en attraper plus. Pour donner une petite idée: il y a une quinzaine de personnes par char et chaque participant paie 150 € pour l'achat des bonbons, ce qui fait plus de 2000 € de bonbons par char!

 

Au final, les rues étaient couvertes de bonbons écrasés, c'était impressionnant!

 

Et après, les gens se ruent dans les restos. À 22h30, nous avons dû attendre une heure pour qu'une table se libère (pour 9, la table, mais quand-même).

 

Et ce matin, nous nous sommes fait réveiller par les trompettes et tambours. Nous n'étions pas au courant, mais ça recommençait! D'autres chars, d'autres thèmes, mais toujours autant de bonbons: le quartier de Triana organisait son défilé personnel!

 

J'en ai filmé un petit bout. Vous pouvez aller le voir sur http://www.youtube.com/watch?v=ss5707xkShg

 

     

   

  1. Un char... on voit pas grand chose, je sais, à part quelques bonbons qui volent... j'aimerais vous y voir, moi!
  2. Le personnel accompagnant des Rois Mages
  3. Balthazar
  4. Une roue de l'ambulance qui suit le cortège... sans commentaire

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La Campiña et Huelva - 22:08, 4/01/2008

On a profité de quelques jours de vacances pour louer une voiture et partir trois jours à la découverte de l'Andalousie. D'ailleurs, je crois que je vais faire quelques recherches sur l'effet de la location d'une voiture sur la météo en Andalousie: alors qu'il avait fait super beau ces derniers jours (on a même passé un après-midi en T-shirt à lire sur la Plaza de España), le jour du départ: pluie battante! Beuh...  On a eu un temps dégueu tout le premier jour, gris le deuxième et beau le dernier... tant mieux!

 

Donc, le premier jour, direction la région de la Campiña, entre Séville et Cordoue.

 

 

Première halte, Carmona, une petite ville perchée sur une colline, pleine de charme et de vieilles bâtisses. Habituellement, la vue depuis là-haut doit être superbe, mais là on n'a rien vu du tout... à part le bord de notre parapluie! On y retournera en bus un de ces jours: ce n'est vraiment pas loin et on n'aurait eu aucun plaisir à visiter la ville sous l'eau. En plus, la nécropole romaine était fermée vu la météo... bref...

On s'est vite rendu compte que quel que soit l'endroit où nous irions, le problème serait le même: on aurait envie d'y revenir par beau temps! Alors le reste de la journée s'est transformé en visite de "repérage", histoire de voir où il valait la peine de revenir.

 

Nous sommes passés à Ecija, surnommée la sartén de Andalucia (la poelle à frire d'Andalousie), les températures y atteignant parfois 50° l'été! Son autre surnom, la ciudad de las torres (la ville des tours), est plus facile à comprendre au mois de janvier: la ville est semée d'églises qui ont toutes des tours du style de la Giralda de Séville, ce qui lui donne de loin un petit air de San Gimignano (pour ceux qui connaissent la Toscane). Et sur chacune de ces tours, des nids de cigognes, ce qui lui donne un petit air de Colmar (pour ceux qui connaissent l'Alsace...).

 

D'ailleurs, petite parenthèse, il y a quelques jours le long du Guadalquivir nous avons vu un vol de dizaines de cigognes, ce qui ne nous semblait pas très logique pour un mois de décembre au sud de l'Espagne. Nous sommes allés voir le site consacré à Max, cette cigogne qui porte une balise et qui est suivie jour après jour depuis 7 ans: cet hiver est le premier depuis le début du suivi qu'elle ne passe pas en Afrique! Elle fait partie des cigognes qui passent cet hiver à Séville! Pourquoi ce changement? Pas la moindre idée... pour ceux qui veulent en savoir plus http://www.fr.ch/mhn/cigognes/Max.htm Fin de la parenthèse.

 

 

 

  1. un patio de Carmona
  2. un des clochers d'Ecija. Juste en dessous du sommet, à droite, une cigogne avec son nid à gauche. En dessous de la cigogne, un figuier de barbarie!

 

Puis, rapide passage à Osuna, qui malgré la pluie et la nuit tombante semblait très belle et où nous sommes revenu le 3ème jour.

 

Le deuxième jour, changement radical de direction. Nous sommes parti plein ouest en direction de Huelva.

 

 

En chemin, nous avons fait halte à El Rocío (la Rosée). Village totalement hors du temps, au milieu des marais, où on se croirait en plein western: les rues ne sont pas asphaltées, on roule sur du sable! Devant les maisons, des vérandas et des poteaux pour attacher les chevaux! Et toutes les maisons sont vides, volets fermés... surprenant! Mais tout ça a une explication: la légende raconte qu'un chasseur du coin aurait découvert un jour une effigie de cette vierge dans un arbre du marais. Il l'en a descendue pour l'emmener chez lui. Quelques instants plus tard, alors que le chasseur se reposait, la statuette était retournée toute seule dans son arbre. Une chapelle a été construite à l'endroit de l'arbre en question (mais que font les écolos!), qui est devenue une énorme église depuis. Et chaque année à la Pentecôte, plus de 90 confréries religieuses, dont certaines de plusieurs milliers de membres, se déplacent de toute l'Espagne en carriole, à cheval ou à pied, en habit traditionnel, pour le plus grand pélerinage du pays, celui de la Virgen del Rocío (c'est d'ailleurs également le nom de l'hôpital où je bosse). Chacune de ces confréries a sa (ou ses) maisons dans le village, fermée le reste de l'année. Je ne sais pas si les touristes sont les bienvenus pendant la fête, mais il faudra qu'on se renseigne! Tout ce qu'on sait c'est que c'est un bronx inimaginable sur les routes les jours précédents!

 

"Accessoirement", le village se trouve dans les marais, dans le Parc national de Doñana, et après les cigognes, on a vu des flamants roses!

 

 

   

 

  1. les rues style far west d'El Rocío
  2. l'église d'El Rocío
  3. des flamants roses

 

Puis direction l'océan. Près de Mazagón, petite balade au milieu des pinédes en direction de la plage de Cuesta de Maneli. Des falaises en sable compact (à moins qu'un géologue me dise ce que c'est, on dirait du sable! Lopo, tu lis le blog?), un vent incroyable, des vagues fabuleuses... génial!

 

 

     

 

  1. les falaises de... sable?
  2. la plage...
  3. ... et l'océan
  4. les pinèdes du parc national de Doñana

 

Avant Huelva, les pinèdes et les vergers d'oliviers et d'orangers font place à des cultures de fraises. Des kilomètres et des kilomètres de serres, des fraises partout, partout! Assez fou! Moins beau à voir que les orangers, mais impressionnant dans la quantité!

 

Puis traversée sous la pluie de Huelva, sorte de Miami à l'espagnole... je ne voudrais pas briser ton rêve, Ralf, mais si tu veux venir passer des vacances sur l'Atlantique espagnol, va partout sauf à Huelva! Nous sommes allé jusqu'à Punta Umbria, une presqu'île juste au sud de Huelva: tout ce qu'on voit ce sont des usines... bref: nous pas tellement aimer Huelva...

 

 

  1. vue de Huelva depuis Punta Umbria: des usines et deux ma-gni-fiques dauphins... bon, c'est vrai que la grisaille n'est pas là pour améliorer les choses!

 

Le troisième jour, re-direction la Campiña! Grand beau ou presque pendant une bonne partie de la journée. Et avec la lumière, le paysage devient superbe. Des oliviers à perte de vue, des champs labourés ou juste en train de germer... de quoi renouveler notre stock de fonds d'écran! Nous nous sommes arrêté à Osuna, cette fois. Très jolie petite ville, de nouveau sur une colline (dommage qu'il y ait une énorme usine d'huile d'olive juste à côté et que la vue sur les plaines soit dans la fumée...)

 

Puis direction nord et Almodóvar del Río. Encore un pueblo blanco au pied d'un château, le tout au bord du Guadalquivir avant qu'il ne se prenne pour un fleuve...

 

     

 

  1. une rue d'Osuna
  2. vue sur Almodóvar del Río depuis le château
  3. un fond d'écran
  4. de jeunes oliviers à perte de vue

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Après la dinde de Noël: le Lapin de Nouvel An !! - 21:49, 3/01/2008

Notre nouvel an s'annonçait sympa: repas chez nous avec nos voisins, puis pour minuit direction la Plaza Nueva où se retrouve tout Séville pour les douze coups de minuit.

Tout était prêt pour les accueillir chez nous: repas de fête, jolie table, nous bien habillés, ambiance sympa... Bref, nous n'attendions plus qu'eux! Lui finissait le boulot à 21h et ils devaient arriver vers 21h30... mais visiblement, ils avaient du retard!

A 22h15, SMS du voisin en question s'excusant de "nous avertir un peu tard et par SMS que leurs problèmes de couple les retiendraient à la maison ce soir"!!

Bon... voilà... nous nous sommes regardés avec Isa, un peu abasourdis et déçus... ça se fait, ça?

Une fois le premier choc passé, on a mis une partie de la viande au congélateur, on a divisé en 2 les portions et on s'est fait un très chouette petit repas de Nouvel An en tête à tête! Et à minuit, nous étions à la Plaza Nueva, bondée de monde, pour manger comme le veut la tradition espagnole nos 12 grains de raisin aux 12 coups de minuit! Feux d'artifice, pétards, champagne, chouette ambiance! En revenant chez nous, nous nous sommes arrêtés sur le pont de Triana pour voir les feux d'artifice qui venaient de partout. Il y avait aussi des ballons à air chaud (en fait de petites montgolfières en papier sur une structure métallique. Sur cette structure, un manchon qui brûle et qui non seulement chauffe l'air du ballon pour qu'il s'élève, mais en plus l'éclaire), très sympa.

En rentrant, mousse au chocolat "à la Isa" (pour 4!)

Bref, un nouvel an pas très social, pas comme on l'imaginait, mais tant qu'on est tous les deux...

 

On vous souhaite d'ailleurs encore une fois à toutes et tous une superbe année 2008, pleine de tout le bonheur du monde!!


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Notre Noël sévillan - 22:28, 27/12/2007

Le 24, nous nous sommes fait un petit souper en tête à tête: saumon fumé et foie gras en entrée, filet mignon aux champignons et gratin dauphinois* comme plat principal. Classique, mais parfait! Avec chacun sa petite bouteille de Freixenet  (y avait pas de Veuve Cliquot).

 

* si, si! avec des pommes de terre espagnoles! Et ça avait tout d'un vrai gratin dauphinois!! y a pas à dire, on fait des progrès!

 

Et à minuit, nous sommes allé à la messe... de minuit. Ben oui! il a fallu attendre 35 ans et un déménagement en Espagne pour que j'assiste à ma première messe de minuit! Comme quoi, y a un début à tout! Et concernant l'église, nous avons eu le choix. Je vous ferai tout bientôt la liste des églises de Séville, vous verrez, c'est assez impresionnant! En résumé, ça prend 3 pages sur internet! Nous somes allés à celle de San Jacinto, à 3 minutes de chez nous. Vachement belle, accessoirement, comme église, et moins chargée que certaines autres... bref!

On s'attendait quand-même un peu à une cérémonie longue et morose (genre si-vous-avez-péché-repentez-vous-sinon-vous-allez-finir-en-enfer...) mais la surprise a été agréable! Il y a eu pour finir plus de musique que de bla-bla, et en plus par un petit groupe de chanteurs (une des filles avait une voix à couper le souffle) accompagné de deux guitaristes. Que des chansons de Noël, rien de barbant comme les chansons déprimantes auxquelles, une fois de plus, je m'attendais (Seigneur je crois en toaaaaaa... autrement tu me puniraaaaaas!). Non, vraiment, très sympa! Et à la fin, champagne pour ceux qui le voulaient autour des chanteurs qui ont continué un bon moment. Bon, il  y a quand-même eu des trucs bien catholiques, comme de faire la queue pour aller embrasser le petit Jésus (avec le petit coup de mouchoir du curé entre chacun pour essuyer la bave des trop enthousiastes...)

 

Et le 25, nous nous sommes mis sur notre 31 (oui, je sais, c'est très fin...pas de commentaires s'il vous plaît) pour aller chez ma collègue Julia. Horaire à l'espagnole (ou à la Zeier, à choix), nous avons été invité pour 14h30. Isa trouve ça marrant, personnellement, j'ai fêté mes 34 derniers Noëls à cette heure-là... enfin... Donc nous sommes arrivés à 14h30 et franchement, on n'a pas vu beaucoup de différences avec nos Noëls suisses: sapin décoré (en plastique, mais 'achement bien imité), musique de Noël en fond... pas de tradition étrange et inconnue. A part bien sûr que les enfants n'ont pas reçu de cadeaux, vu que ce sont les Rois Mages qui les leur apporteront le 6 janvier (l'Espagne est le seul pays avec le Mexique à ne pas avoir de Père Noël... et les Rois Mages, c'est quand-même beaucoup plus logique! Et les enfants y croient dur comme fer!). Quant au menu: apéro fromage de chèvre et jambon ibérique (un régal!), entrée soupe à l'oignon, plat principal fines tranches de veau farci froid, sauce qu'on a pas réussi à définir et pommes de terre sautées, dessert tourte aux fruits, et pour finir assortiment de turron (y en a plein de sortes, ça peut ressembler à du nougat, à du caramel ou à du Ragusa... en gros ce sont des friandises à base d'amandes et de sucre, préparées en plaques et coupées en petits morceaux). le tout était excellent! Et on nous a servi un vin de dessert absolument fabuleux, qui s'appelle Pedro Ximenez 1927 (d'abord j'ai halluciné, je croyais que c'était l'année, mais c'est juste son nom!!). Je ne sais pas si ça se trouve en Suisse mais si c'est le cas, il faut absolument y goûter: on dirait du vin cuit, c'est vraiment très bon!

 

On a continué l'après-midi par un Pictionnary, en espagnol bien sûr!!

 

C'était vraiment très sympa!! Je me répète peut-être, mais les Espagnols sont vraiment adorables! On n'a jamais eu l'impression d'être de trop, ou d'avoir été invités par pitié. On se sentait simplement en famille!!


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La Costa de la Luz - 15:55, 17/12/2007

Hier, toujours avec notre voiture, direction la Costa de la Luz! C'est la côte espagnole qui se trouve sur l'Atlanique, entre le Portugal, au nord, et Tarifa, tout au sud de l'Espagne. Depuis Séville, avec l'autoroute, on y arrive en ligne droite en allant à Cádiz. Nous avons évité cette dernière et sommes allé à Chiclana.

 

 

Première plage de rêve! Du sable blanc et, grâce aux 16° qu'il fait actuellement, pas trop de monde pour les photos! On refera les mêmes au mois d'août, histoire de rigoler un peu!

 

  • La plage de Chiclana

Puis direction le sud, en passant par Conil de la Frontera, El Palmar, Barbate... des villages plus ou moins grands, mais toujours très sympas, en tout cas hors saison! Des phares, des ports de pêcheurs, des murs de figuiers de barbarie, des pinèdes, le taureau Osborne au bord de la route... et de manière constante, l'Océan Atlantique et ses plages de sable. Allez voir sur Google Earth, on se rend bien compte: à part quelques endroits où il y a des très belles falaises, c'est plages plages, plages, jusqu'en bas! Le coin est connu pour ses vagues et entre octobre et mai, c'est un paradis pour les surfeurs et les bodyboarders.

 

     

 

  1. Plage vers Barbate
  2. Falaises à Conil de la Frontera
  3. T'as pas envie de sortir de la route...
  4. Surfeurs et bodyborders à El Palmar

Petite parenthèse pour les Zeier et la Petermann: les pins parasols, la mer, les bistros et les minigolfs, je me suis retrouvé 25 ans en arrière et 1500 km plus haut, assis sur le plastique brûlant des sièges de l'Opel Rekord à manger des churros en écoutant Mike Oldfield et Ryan Paris! fabuleux!

 

Puis, en continuant vers le sud, les kitesurfs remplacent les surfs et les pins se changent en éoliennes: le célèbre vent de Tarifa fait progressivement son apparition. En fait on ne devrait pas dire le, mais les vents, vu qu'il y a le levante qui vient d'est, le poniente qui vient d'ouest, et qu'ils connaissent aussi le sirocco, la tramontane, le mistral et même le gregal (je connaissais pas, mais merci!). Et c'est vraiment le pays du vent. Il paraît qu'il tape assez rapidement sur le système si on n'a pas un surf aux pieds et une voile dans les mains (c'est pas Marc qui va me contredire...). Personnellement, en bon écolo, j'ai surtout été halluciné par les centaines d'éoliennes plantées sur les crêtes et dans les plaines de l'arrière pays! Impressionnant! Et elles ne sont pas toutes petites!

 

 

Et quand on nous disait qu'on voit l'Afrique depuis Tarifa, nous imaginions que c'était avec de la chance quand il fait beau... Mais non! La distance la plus courte est de 14 km... 1km de plus que la largeur du lac Léman! Autant dire qu'on le voit bien, le Maroc, avec ses chaînes de montagnes (encore un préjugé qui s'effondre, je voyais ça tout plat... un peu comme les images qu'on nous envoie de Mars...). Et on voit très distinctement Ceuta, la ville autonome espagnole au Maroc.

 

  • Non, ce n'est pas Evian vu d'Ouchy, c'est le Maroc vu de Tarifa!

Puis, après avoir vu Gibraltar de loin, nous sommes rentrés... rendre notre voiture et prendre le bus jusqu'à la maison... Vivement la prochaine virée!


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Taureau Osborne, le retour - 15:48, 17/12/2007

Rapidement, en passant, pour ceux que ça intéresse, une photo de nous devant un taureau Osborne... juste pour se rendre compte de la taille de ces bestioles!

 

 

Voilà, merci, vous pouvez continuer ce que vous étiez en train de faire...


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Pueblos blancos - 23:29, 15/12/2007

Ce week-end, au programme, visite de l'Andalousie! Et comme le train, pour visiter les petits bleds perdus, c'est pas toujours très pratique, nous avons loué une voiture. Aaaaaaah! bonheur! à nous la liberté!

 

Quelques minutes pour vérifier le bon fonctionnement du klaxon et venga! Passer au rouge, écraser les cyclistes, arracher les rétroviseurs, dimanche soir nous serons enfin de vrais Espagnols! Et que fut la première de nos visites, vendredi soir? Ikéa! Que du bonheur! Je crois que la seule façon d'apprécier une voiture à sa juste valeur est d'acheter une armoire chez Ikéa et de rentrer avec en bus (pour ceux qui ont loupé le début, on l'a fait!). Là, nous n'avions qu'un truc tout petit à acheter, mais je crois que même pour ne rien acheter du tout, nous y serions allé quand-même!

 

Puis ont suivi quelques heures très amusantes à la recherche d'une place de parc dans le quartier, en même temps que quelques dizaines de nos voisins, visiblement... C'est comme les chaises musicales, sauf qu'il n'y a pas de chaises...

 

Et ce matin, direction Cádiz, ou plutôt sa province, au sud de Séville. Assez rapidement, les zones industrielles ont fait place à des oliveraies, contrairement aux champs qui bordent les routes de l'autre côté, en direction de Córdoba.

 

Et après 60 km, nous avons quitté l'autoroute pour nous enfoncer dans le pays en direction des montagnes. Et les oliviers ont alors disparu pour faire place à des champs labourés à perte de vue, plantés ici et là de bosquets et d'arbres. On aurait dit un mélange entre la Toscane, la Grèce et la Provence... Et les couleurs sont surprenantes! Il y a des dégradés incroyables. La terre passe du beige au rose, du gris au brun. A un moment donné, nous avions une terre noire à gauche de la route, et une terre ocre à droite! Et comme en plus certains champs viennent d'être semé et qu'un petit duvet vert apparaît déjà, ça donne des couleurs absolument hallucinantes:

 

     

Puis les montagnes sont apparues et l'Andalousie comme on la connaissait et comme on l'imaginait a totalement disparu! Avec leurs 1300m au maximum, ce ne sont pas des montagnes très hautes, mais comme leur base est quasiment au niveau de la mer, ça représente quand-même de sacrées montées! Et c'était là le but de notre samedi: les Pueblos Blancos, autrement dit les villages blancs.

 

 

Arcos de la Frontera, Ubrique, El Bosque, Grazalema, Zahara de la Sierra... des petites villes accrochées aux rochers qui (parce qu'elles ont souvent servi de miradors aux chrétiens qui gardaient leurs frontières contre les Maures, à l'époque), se trouvent au bord de falaises à pic et ont toutes un panorama à couper le souffle. Un château ou une tour de garde au sommet, et le village qui coule jusque en plaine. Et en plus, pour ne rien gâcher, leurs maisons sont entièrement blanchies à la chaux et c'est féérique! Et suivant l'altitude, les habituels orangers et citronniers qui bordent les routes se changent parfois en platanes, voire en sapins (que les gens photographient comme on photographie les citronniers, d'ailleurs, c'est très drôle!). Le plus connu des villages, Ronda, n'était pas sur notre route cette fois, mais nous reviendrons!

         

  • 1 et 2: Arcos de la Frontera
  • 3: Grazalema
  • 4: Ubrique
  • 5 et 6: Zahara de la Sierra

 

Autre chose assez folle: en 1991, ils ont créé un lac artificiel au-dessous de Zahara. Et il reste des arbres plantés dans 2 mètres d'eau, morts bien sûr, qui donnent à l'endroit une atmosphère surnaturelle!

 

 

Ce soir, retour à Séville et demain direction l'Océan Atlantique et la Costa de la Luz... histoire de voir un peu à quoi ressemble l'eau salée dans ce pays!

 

 


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Noël sévillan - 20:23, 8/12/2007

Noël approche... ici ou ailleurs, c'est un point de repère immuable dans un mois de décembre de pays chrétien! Les décos dans les rues, les vitrines et les grands magasins en folie... c'est pas trop dépaysant! par contre, il y a quand-même des détails qui changent! On n'a certainement pas encore tout vu, et ce chapitre va souvent changer d'ici à fin décembre, je pense, mais voilà déjà 2 ou 3 trucs:

  • Premièrement, y a pô de neige, il fait 18° la journée, et on a de la peine à se rendre compte que Noël est dans moins de 3 semaines!
  • En plus, ils n'ont bien sûr pas de sapins... enfin, pas de VRAIS sapins! Des sapins en plastique, verts, rouges ou blancs ça, y a! Et dans les rues, les orangers remplis de petites lumières bleues donnent une ambiance fabuleuse!

                          

  1. Un super sapin en faux sapin monté sur un cône en fil de fer...
  2. Par contre, un vrai parterre d'étoiles de Noël! Y a pas à dire, ça en jette!!

 

  • Le Père Noël est très secondaire ici. Comme Halloween, c'est un personnage importé mais qui n'a aucune histoire ici! Le 25 décembre est vraiment vu comme la naissance de Jésus. Quant aux cadeaux, ils sont apportés aux enfants de 6 janvier par les Rois Mages, ce qui est beaucoup plus logique, en fait!
  • Ils ont une quantité incroyable de pâtisseries et de biscuits de Noël. Les étalages dans les magasins vaudraient une photo que je prendrai la semaine prochaine! Les plus connus sont les polverones, comprenez les poudreux, les mantecados, biscuits au saindoux (manteca) super légers (hum!), au citron, à la cannelle, etc. Pour Noël, les soeurs de certains couvents confectionnent ces pâtisseries qu'elles vendent directement aux portes des monastères.
  • Les crêches... véritable institution... Il y en a partout: sur les places, dans les églises, dans les grands magasins... et quand je dis crêche, ce sont des décors grandeur nature absolument hallucinants! Il y a un métier ici qui s'appelle belenista, un métier où on fait des crèches toute l'année pour Noël! On a vu une émission sur un belenista andalou qui avait commencé sa crêche en avril... D'ailleurs actuellement, sur la Plaza de San Francisco, il y a un marché exclusivement dédié aux crêches et aux santons... hallucinant!
  • la tradition veut qu'à Nouvel An, à chacun des 12 coups de minuit, on avale un grain de raisin... ça porte chance. Les supermarchés vendent pour l'occasion des petites boîtes de conserve de 12 grains de raisin sans pépins... et sans commentaire!

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Petit résumé de ces derniers jours - 22:29, 29/11/2007

Juste un petit mot pour vous "rassurer"... Après les 24h plus ou moins apocalyptiques où il est tombé autant de pluie sur le sol andalou qu'il en tombe habituellement en un mois, paraît-il, notre été indien est revenu! 16 à 20° la journée et il fait de nouveau beau, même si comme partout au sud, les soirées et les nuits sont nettement plus fraîches... Voilà pour notre rubrique météo.

 

On a découvert il y a deux semaines le mercadillo de Triana, marché en plein air qui rappellerait de bons souvenirs aux habitués de Gallipoli! Les vendeurs sont pour la plupart des gitans, il a lieu tous les samedis, et on y vend de tout: des légumes aux cravates, en passant par les jouets, les bonbons, les CD et DVD pirates, les robes de flamenco, les poulets grillés et (moins drôle) des chiens et des chats (pas grillés, mais qui font pitié quand-même)...

 

Isa est aussi allée a un autre marché, qui se fait appeler marché-brocante. Mes collègues m'ont dit que c'est là que les Sévillans vont racheter le vélo ou le portable qu'on leur a volé...

 

A part ça, ces jours, on visite le site de l'exposition ibéro-américaine de 1929. Le parc de María Luisa (le plus grand parc de la ville), avait entièrement été refait pour l'occasion et tous les pays hôtes ont construit leur pavillon dans les environs. Contrairement à l'expo de 1992, celle de 1929 a visiblement été conçue pour durer: la plupart des pavillons existent encore, sont bien intégrés dans le paysage et servent actuellement d'école de danse, de bâtiment administratif ou de restaurant. Ils ont tous un style bien a eux, souvent suffisamment particulier pour qu'on les remarque du premier coup d'oeil. Le plus incroyable est bien sûr celui de la Plaza de España, dont j'ai déjà parlé, mais il y en a plein d'autres. Photos suivront.

 

En attendant, pour les curieux, allez voir "Exposition ibéro-américaine de 1929" et "Place d'Espagne" sur fr.wikipedia.org (c'est moi k'ai écrit les articles).


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C'est l'automne! - 18:27, 20/11/2007

Ça va faire plaisir à certaines personnes jalouses de la météo que nous avons depuis deux mois (je vois déjà les commentaires ravis... mais non, Norbi, je ne vise personne, pourquoi?)...

 

l'automne est arrivé en force!

 

Ça a commencé la semaine passée avec des températures un peu plus basses... 22°... 20°... le soir on supportait un pull. Puis on a remarqué que certains arbres jaunissaient et commençaient à perdre leurs feuilles...

 

Et aujourd'hui, bam! 16 degrés, une pluie torrentielle et un vent assez méchant se sont abattus sur Séville! Quand je dis "vent assez méchant", ça signifie branches d'arbres à terre et de nombreux cadavres de parapluies sur les trottoirs et dans les poubelles. Et "pluie torrentielle", ça veut dire que notre patio n'a jamais aussi bien mérité son surnom (i.e. "le puits", si jamais...) et (vu que les canalisations sévillanes n'ont manifestement pas trop l'habitude) qu'il y a 10 cm d'eau sur certaines routes. Comme piéton on fait pas les malins (ben ouais, c'est pas pour ça que les espagnols au volant vont ralentir, et ça fait de jolis tsunamis!). Bref, c'est le bronx en ville... on dirait Lausanne un jour de neige...

 

Et le plus frappant là dedans, c'est qu'il y a une semaine on était encore en plein été: t-shirt et lunettes de soleil... ça a changé à une vitese folle! Et en mars il paraît que c'est pareil: Séville passe de l'hiver à l'été en 48h...

 

Bon, allez, j'vais aller mettre des chaussettes et nous faire du thé...


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Un samedi à Cordoue - 22:30, 15/11/2007

Samedi passé, direction Córdoba! On voulait y aller en bus ou en train, mais comme Paco y allait aussi pour le week-end, il nous a proposé de nous amener et nous y sommes donc allés en voiture.

 

 

Sur le trajet, des décors complètement différents de ceux de la sierra de Huelva. Cette fois, quasi aucun arbre mais des champs labourés à perte de vue... on se serait cru en Toscane! Heureusement qu'au bord de la route le taureau Osborne était là pour nous prouver qu'on était bien en Espagne!

 

Petite parenthèse: le taureau Osborne (à prononcer "ovornè" pour être un vrai Andalou!), c'est le fameux taureau en métal noir de 5 mètres de haut qui se trouve au bord de toutes les routes d'Espagne (et accessoirement sous forme d'autcollant sur les voitures de tous les Espagnols de Suisse). C'est le logo d'une marque de vin espagnol. En 1994, la loi sur la publicité a changé et les taureaux auraient dû être enlevés. Mais faisant tellement partie du paysage qu'ils étaient devenus un symbole de l'Espagne, la population a obtenu que les taureaux restent. Seule la marque a disparu. Il y en a près de 90 dans le pays (dont 22 en Andalousie!). Et, personnellement, quand j'en vois un, je me retrouve 25 ans en arrière, sur la route des vacances, direction La Escala... fin de la parenthèse...

 

Donc, des champs labourés partout, je disais... et des villages sur des collines, et des grands espaces desséchés sans rien... Nous sommes au sud, y a aucun doute. Dans la voiture, Rocío (la copine de Paco) qui est allée en Suisse, nous a dit que la chose qui l'avait frappée était que tout était vert... et c'est vrai qu'ici c'est pas la couleur qui prédomine! Faudra qu'on revienne au printemps!

 

Arrivés à Córdoba, nous sommes directement allés à la Mesquita. Comme son nom l'indique, c'est une mosquée, mais un peu spéciale. Déjà, elle a été construite à l'horizontale: pas de grand dôme, pas de minarets. le plafond ne dépasse probablement pas les 7 mètres (c'est déjà pas mal..) mais par contre 1,5 hectares de surface et près de 900 colonnes aux arcs rouges et blancs... de quoi faire des photos incroyables!

 

Et chaque fois que la ville a changé de mains, entre 780 et 1700, on en a ajouté un morceau: toujours plus de ces mêmes colonnes, dans un premier temps, mais ensuite les catholiques sont arrivés et ont planté une cathédrale en plein milieu! Complètement fou! Et en plus, le tout se trouve dans le quartier...juif! Juste parfait!

 

      

  1. Le patio de la Mesquita
  2. Des colonnes et des arcs... ces raies rouges et blanches, on se dirait dans un film de Tim Burton...
  3. Un petit dôme musulman (quand-même)
  4. Et paf! une cathédrale! Avec quelques arcs rouges et blancs derrières...

 

La visite nous a pris un bon bout de la journée. Ensuite, tapas (aubergines au miel, courgettes au roquefort, tortillas de crevettes et croquettes de thon...) sur la plaza de la Corredera, qui ressemble beaucoup à la Plaza Mayor de Madrid, pour ceux qui connaissent. Puis petite balade dans les ruelles et zou! direction la gare pour le retour...

Très sympa comme journée!


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La Plaza de España - 18:33, 12/11/2007

Suite du petit tour touristique de Séville. La Place d'Espagne mérite un article pour elle toute seule. C'est à notre avis la plus belle place de Séville.

 

En fait on parle de la place, mais c'est surtout le bâtiment construit autour qui est génial. Un truc hallucinant. Un immense édifice en brique, couvert d'azulejos, en arc de cercle autour d'un canal, des ponts, et une grande fontaine au milieu... Et par rapport à d'autres endroits de la ville, la plaza de España est assez récente: elle a été construite pour l'expo ibéro-américaine de 1929.

 

N.B.: les autres bâtiments construits pour cette expo sont tous assez incroyables, d'ailleurs, comme ceux de la Plaza de America, ou les pavillons construits par les différents pays hôtes (d'ailleurs, je ne sais pas si pavillon est un terme bien choisi: ce sont de véritables palais!)... Mais on en reparlera...

 

 

  

 

Et petite adecdote (special dédicace à Martin, Norbi et Ralf), la Plaza de España a été utilisée comme décors dans un épisode de la saga Star Wars. Dans le 2ème épisode (l'Attaque des clones qui, soit dit en passant, est un film insipide... mais bon, ça reste un Star Wars...), Anakin Skywalker et Padmé arrivent sur une planète et on les voit se balader avec leurs valises... ben c'est à la Plaza de España!

 

La preuve:

 

 

 

Cool, non?

 

Bon, ok... à la demande de Norbi, une photo de moi pendant mon entraînement quotidien... N.B.: pour ceux qui se disent que enfin il fait froid il porte une veste d'hiver... détrompez-vous: cette photo a été prise à Noël l'année passée :-)

 


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Balade dans la Sierra de Huelva - 21:36, 8/11/2007

Nous commençons à connaître de mieux en mieux Séville, mais pour l'instant, elle reste une ville au milieu de nulle part. L'avion nous y a posé et n'en sommes jamais sorti. Difficile pour nous de nous faire une idée du pays dans lequel nous habitons depuis plus d'un mois maintenant... difficile de croire qu'il y a des vergers d'orangers et d'oliviers là autour, qu'il y a l'océan (et le Portugal) à une heure de voiture dans un sens, Gibraltar et l'Afrique pas beaucoup plus loin... Nous nous retrouvons en fait dans la peau de l'Espagnol au centre de Lausanne, qui n'a pas encore vu le lac, le Lavaux et les montagnes!

Et sans voiture, difficile de faire mieux pour l'instant!

 

Mais heureusement qu'il y a ma collègue Julia! Vendredi soir, elle nous a appelé pour nous dire qu'elle et son mari allaient le lendemain à Aracena, dans la sierra de Huelva, à 100 km au nord-ouest de Séville, rendre visite à son frère. Elle nous a proposé de venir avec elle, ce que nous avons bien sûr accepté sans hésiter!

                                                                   

Aracena est une ville de 7000 habitants, au milieu des "montagnes" (730 m d'altitude, c'est pas les Alpes...). Des rues pleines de vie, des maisons toutes blanches, une vieille église et les ruines d'un château qui dominent la ville, avec une vue superbe... vraiment très chouette! Des grottes pleines de stalagmites/tites que nous ne sommes pas allé voir, et... et... le musée du jambon! Ouaaaiiis! Ben oui, Aracena est le berceau du jamón bellota, le fameux jambon cru espagnol. Les vallées entières de la sierra sont plantées de chênes, et les cochons, les cerdos ibéricos, se nourrissent de glands (bellotas). Le jambon d'Aracena est juste parfait, mais le musée est complètement nul...

 

Et maintenant Séville  est un peu moins une grande ville au milieu de rien! D'ailleurs, le réseau d'autobus est très bien développé, faute de trains, et on a trouvé des agences de location de voitures pas chères: on va pouvoir aller à Córdoba, à Gránada et au bord de la mer sans trop de problèmes!

 

 

 

  1. La sierra... Eh, Norbi, t'as vu? y a des nuages!
  2. Aracena

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1er novembre: le jour de tous les saints - 18:10, 4/11/2007

Le 1er novembre est bien sûr férié en Espagne... et la tradition, comme partout ailleurs, veut qu'on s'occupe des tombes ce jour là... mais comme vous le montrent les photos qui suivent, les Espagnols sont un cran au-dessus de nous! A Tomares, une petite ville dans les faubourgs de Séville, ils vont même jusqu'à organiser des navettes de bus gratuites pour aller au cimetière! Ils sont fous ces Espagnols!

 

 

 

Et de notre côté, nous avons profité de ce jour de congé pour se balader à vélo. L'idée était de longer le Guadalquivir en direction du sud, cette fois...

Nous sommes donc partis sur les quais en direction du sud...

 

 

Mais assez rapidement, les choses se sont avérées un peu plus difficiles que prévu: d'abord des travaux sur une grande partie des quais nous ont obligés à remonter sur la route.

 

Après plusieurs centaines de mètres, on a enfin pu retourner au bord de l'eau en passant par un portail dans un parc... portail qui, a posteriori, n'aurait peut-être pas dû être ouvert: on s'est retrouvé dans le port marchand....

 

Pas âme qui vive (tout le monde au cimetière, je vous rappelle), pigeon malade, rat séché, routes barrées... visiblement nous n'avions pas trop le droit d'être là... et de toute façon, vu l'ambiance et une Isa de moins en moins rassurée (tu crois qu'on a le droit d'être là? c'est pas la police là-bas? et si ils ferment le portail du parc et qu'on ne peut plus sortir? on a le droit d'être là? Aaaaaaaah, il a quoi ce pigeon?!!? Gregjesuispastrèsrassuréeonpourraitretournersurlaroutesilteplaît...), nous sommes retournés sur la route...

 

Le port marchand, c'est un peu le bout de la ville... mais à Séville, quand on dit bout de la ville, ça veut pas dire qu'on arrive dans les quartiers villas, ou éventuellement dans les champs... non non, bout de la ville, ça veut dire ça:

 

 

Et la seule route qui permettait de continuer longeait (enfin!) ce faux Guadalquivir bizarre dans un paysage d'herbe séchée et de chardons, avec comme seule compagnie deux trois épaves de bateaux... super sympa... donne envie de s'arrêter pour pique-niquer...

Et 300 mètres plus loin, fin de l'aventure, la seule route s'arrêtant brusquement à l'entrée d'un camp militaire à côté duquel Sona (les initiés comprendront...) ressemble au club-med...

 

 

Dernière possibilité, revenir sur nos pas et tenter de traverser le fleuve... mais que nenni! Ils aiment peut-être bien les vélos en ville, mais une fois en dehors, le seul moyen de traverser le fleuve c'est ça:

 

 

... et on ne pédale pas encore assez vite... peut-être qu'avec un peu d'entraînement...

 

Bref, on est rentré à la maison... prochaine balade en vélo: l'ouest... j'en fais déjà des cauchemars...


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Petit tour touristique de Santa Cruz et des environs - 23:08, 2/11/2007

Vous avez déjà pu voir le quartier de Triana, on va faire un tour dans le grand Séville, de l'autre côté du Guadalquivir, mais vu d'en bas, cette fois, plutôt que du somment de la Giralda.

 

La Torre del Oro (littéralement tour de l'or) se trouve au bord du fleuve, près des arènes. Elle date du XIIIe siècle. On ne sait pas d'où vient son nom... peut-être du fait que Christophe Colomb y avait entreposé l'or des Amériques? Peut-être, comme le dit la légende, parce qu'elle a un jour été recouverte d'azulejos dorés?...

 

Le quartier historique de Santa Cruz, véritable labyrinthe de ruelles, de petites places... un vrai bonheur.

 

 

La cathédrale, en plein dans le quartier de Santa Cruz, qui a gardé le minaret (la Giralda) d'une grande mosquée almohade du XIIe siècle... mélange assez fou chrétien et musulman, comme beaucoup d'édifices à Séville. La plus grande cathédrale d'Europe! 5 nefs, 126 mètres de long... et on peut y voir le tombeau de Christophe Colomb.

  

 

L'Alcázar, palais des rois de Séville, du Xe siècle, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec ses incroyables jardins. Les photos valent tous les commentaires.

  

 

Les Archives des Indes... j'en ai déjà parlé, on va voir si y en a qui suivent...

 


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Séville, vue d'ensemble - 22:36, 1/11/2007

Juste 2 photos qu'on avait prises à Noël l'année passée du haut de la Giralda, le clocher de la cathédrale.

  

  1. Plein nord... s'il n'y avait pas les églises on pourrait se croire en Afrique du nord!
  2. Le sud-est, avec au tout premier plan la cathédrale. Le grand bâtiment carré à mi-hauteur de la photo, à droite, est celui des archives des Indes, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il contient toutes les archives des voyages de Christophe Colomb et de ses successeurs. Toujours à mi-hauteur mais à gauche, une partie du palais de l'Alcazar avec, plus loin, un bout de ses célèbres jardins. Les tours au fond à gauche sont celles de la Plaza de España (ma préférée). Juste à droite de la Plaza de España, dans les arbres, le grand bâtiment plat de l'université. A sa droite, juste sous le fleuve, l'hôtel Alfonso XIII. Au fond, le Guadalquivir, avec le pont ouvrant du port marchand et, encore plus loin, le pont suspendu de l'autoroute.

A l'occasion, on remontra tout là-haut pour quelques photos de l'ouest et du sud...


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Petite balade le long du Guadalquivir - 22:27, 29/10/2007

On n'a pas encore tout compris du Guadalquivir

 

Stop! Avant tout, une petite parenthèse: le premier qui me fait remarquer que le Guadal ne vire pas autant que ça, ou tout jeu de mot du même type, recevra un appel anonyme toutes les nuits pendant une semaine... fin de la parenthèse.

 

Je disais donc, on n'a pas encore tout compris du Guadalquivir. Il y a deux fleuves parallèles. Celui qui traverse la ville, et que tout le monde appelle LE Guadalquivir, est en fait un bassin géant, un lac tout en longueur. Sur notre carte, il s'appelle Dársena del Río Guadalquivir, en français darse (bassin). En le suivant vers le nord, d'où il est censé couler, on arrive à un cul de sac... Le vrai fleuve coule quelques 200m plus à l'ouest, en dehors de la ville. Pourquoi, on n'a pas encore réussi à savoir... Ceux qui en savent plus peuvent nous laisser un commentaire.

 

Quoi qu'il en soit, hier, on a pris nos vélos et on est parti le long de ce faux fleuve, en direction du nord. De nombreux pêcheurs avec des nasses et des appareils bizarres, des cyclistes, des promeneurs... et une vue imprenable sur les deux ponts les plus modernes de la ville (construits pour l'Expo Universelle de 1992, je crois), le Puente de la Barqueta et le Puente El Alamillo.

 

Arrivés au cul de sac du bassin, un truc qui dépasse des arbres sur la droite attire notre regard. Ce qu'on peut prendre de loin pour l'épave du projectile de De la Terre à la Lune, de Jules Verne, se révèle, de près, être l'oeuvre d'art la plus mégalo et la plus encombrante qu'on ait jamais vue... Un Christophe Colomb géant de bronze, dans un oeuf, avec ses 3 bateaux... Ben oui, il a vécu à Séville, et sa tombe s'y trouve (même si sa dépouille se trouve à St-Domingue). Mais il y a certainement d'autres moyens, de meilleur goût, de s'en souvenir!

 

  

 

  1. Isa sur son vélo
  2. el Puente de la Barqueta avec celui d'El Alamillo dans le fond
  3. ça ferait bien sur ma cheminée...

A peine remis de nos émotions christophecolombiennes, arrivés au bout du bassin du Guadalquivir, nous sommes passé de l'autre côté, à l'ouest, vers le parc del Alamillo. Véritable Vidy version sévillane, avec les barbecues, les anniversaires, les gosses en trottinette, les matchs de foot...

 

Puis retour vers Triana en traversant ce qui a été en 1992 l'Expo Universelle, à l'occasion des 500 ans de la découverte de l'Amérique par Colomb, justement.

Quand on voit ce qui reste de l'Expo, on comprend pourquoi Morat, Yverdon, Neuche et Bienne se sont débarassés de leurs monuments d'Expo'02... ça valait peut-être mieux: A part un grand bout transformé il y a 10 ans en parc d'attraction et quelques coins en bon état parce que rachetés par des entreprises privées pour en faire des bureaux ou par l'Université de Séville, l'Expo est une ville fantôme, laissée à elle même, dans un état déplorable. Les jardins et les bâtiments sont abandonnés, transformés en terrains vagues et en décharges... vraiment dommage!

 

  

Les beaux restes de l'Expo de 1992

  1. Cherchez pas, y a pas le drapeau suisse

 

 

Et tout ce qui n'a pas résisté à 15 ans d'abandon...

  1. Pendant l'Expo, il y avait des jardins et un canal à cet endroit
  2. La gare de l'expo, sans commentaires

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