2 Suisses (et 1 Chat) à Séville

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Prenez deux Suisses, posez-les au sud de l'Espagne et regardez ce que ça donne...
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On a chaud et on a faim - 21:28, 13/06/2008

Ben oui, comme vous l'avez probablement lu dans les journeaux, c'est la grosse pénurie en Espagne... tous les camions étant bloqués à l'entrée des villes pour se plaindre du prix du gasoil...

Bon, quand je dis qu'on a faim, c'est pas vraiment vrai: on a des réserves et on se débrouille comme on peut! Mais ce genre de titre aguicheur va peut-être faire exploser le compteur du blog! Rien ne vaut un peu de sensationnel pour se faire connaître... le prochain article s'appellera Isaline sauve une vieille dame de la noyade ou Gregory se tatoue le drapeau espagnol sur le front... on verra...

Bref, voilà quand-même 3 photos de notre supermarché du coin, on se dirait en pleine guerre mondiale! Celle que je préfère, c'est la photo de la boucherie avec la proposition du jour!!

 

 

   

 

  1. Le rayon boucherie
  2. Le rayon pain frais
  3. Les fruits et légumes

 

Par contre, quand je dis qu'on a chaud, c'est pas tout faux! La photo ci-dessous a été prise à 19h25! (bon d'accord, on peut probablement enlever 2 degrés, mais 38° c'est déjà pas si mal!)

 

     

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1 Suissesse (et 1 Allemand) à Séville - 16:56, 24/05/2008

Cette semaine, ce sont Anne et Ralf qui sont venus nous voir après avoir casé leurs enfants. Hormis les habituelles visites touristiques de la ville et les petits restos sympas, nous sommes allés goger aux bains arabes (bains à 41° ou à 15°, bain d'eau salée, hamam et massages... un vrai bonheur!) et avons profité de la décapotable qu'ils avaient louée pour se balader un peu les cheveux zau vent à El Rocío, Niebla et Huelva.

 

Pour l'anecdote, Huelva faisait partie pour Ralf des endroits où il se voyait bien prendre sa retraite... sans y être jamais allé... On avait déjà essayé de l'en dissuader vu la mocheté impressionnante de la ville (voir le billet appelé "La Campiña et Huelva") mais rien de tel que de s'en rendre compte soi-même! C'est vrai qu'on lui laissait le bénéfice du doute: nous y étions allé en hiver sous la pluie... Mais malgré l'ambiance de vacances, le soleil, la température estivale et la décapotable, Huelva est toujours aussi moche... Anne est contente...

 

Et le soir, outre les restos et les bains, nous avons (entre autre) joué au poker. Par rapport à Nadia il y a quelques semaines, triomphe beaucoup plus modeste d'Anne qui avait une telle chance qu'elle en arrivait à s'excuser en découvrant son 14ème brelan de suite! Pour une fois que Ralf perd à un jeu...

 

Bref, semaine parfaite! Au risque de se répéter: c'est chouette d'avoir des amis comme vous! Vous revenez quand vous voulez!

 

 

 

  1. Quatre guelus dans une décapotable
  2. Ralf devant une des nombreuses merveilles de Huelva

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Y a pas à dire, y sont pô comme nous ces gens-là... - 20:12, 21/05/2008

Petit pot-pourri des petites choses qui nous frappent dans ce pays, les choses qu'on fait pas comme eux... ou qu'y  font pas comme nous...

 

  • Ils font la queue pour entrer dans les bus, comme à Londres, très joli!
  • Quand on a rendez-vous chez le vétérinaire, c'est pour se rendre compte que tout le monde a à peu près rendez-vous à la même heure et qu'il y a (véridique!) 10 chiens et 1 chat avant nous!
  • Ils klaxonnent tout le temps (ben oui, en Espagne, les feux de signalisation passent au vert à partir de 120 décibels, c'est bien connu).
  • Tout le monde se tutoie... un peu de mal à s'y mettre avec les personnes plus âgées! Habituellement on attend le 1er "tú" venant de notre interlocuteur avant de switcher.
  • Au marché, les lapins se vendent entiers, avec les poils et tout... ils ont juste le ventre ouvert, et les poulets ont encore leur tête, leurs pattes et quelques plumes (Isa achète la viande au supermarché...)
  • Ils déjeunent à 10h, dînent à 15h et soupent à 22h.
  • Les magasins sont habituellement ouverts de 9h à 14h et de 18h à 21h (vachement pratique, n'empêche!)
  • Quand ils prennent l'apéro, vers 13h, c'est bière pour tout le monde, et pas qu'une (à jeun et au soleil, wow!)
  • Ils ne connaissent pas le sirop (Gérald, t'as entendu? pas de sirop!). Sirops de framboise, de fraise, de grenadine... que dalle! Le seul sirop ici, il est contre la toux...
  • Sur les boîtes aux lettres, et sur les portes, aucun nom, juste le n° de l'appartement: B-1, 1-1, 1-2, etc... franchement, je ne sais pas comment font les facteurs quand l'adresse est incomplète... Bon, d'un autre côté, c'est vrai qu'ici, c'est soit Gómez-Rodríguez, Fernández-Gómez ou Sánchez-Fernández... alors le n° de l'appart, c'est pas plus mal...
  • En parlant de noms, ici, tout le monde a 2 prénoms et 2 noms de famille. Alors pour la 1ère fois, nous nous appelons Isaline Emma Zeier Lanz et Gregory Julien Zeier. Et comme il me manque un nom de famille, ça pose quelques problèmes: pour la banque, mon nom de famille, c'est Julien Zeier (et pour Telefonica, c'est Zier, et pour Roche Pharma, c'est Zaier, mais ça c'est une autre histoire...).
  • Et pour les prénoms, il n'est pas rare que grand-père, père et fils aient le même prénom. Même chose pour les filles. Quand ma collègue Julia parle de sa famille, elle doit toujours préciser José Luis (mon mari) a dit à José Luis (mon fils) que José Luis (mon beau-père) avait téléphoné... etc. Mais bon, c'est pratique dans certaines situations, du genre "José Luis, à table!!"
  • Les frères et soeurs sont habillés de manière totalement identique le dimanche! Et pas seulement les jumeaux, non, tous! on dirait des poupées russes! Et entre garçons et filles, ce sera short pour l'un et jupe pour l'autre, mais de la même couleur, et le reste est pareil... En plus, les filles de 2 à 10 ans auront toutes le gros noeud dans les cheveux, avec raie de côté et barrette, façon Triplés (pour ceux qui voient pas, ressortez vos vieux Fémina).
  • L'ail est un légume, pas un condiment. Acheter une tête d'ail: impossible! Ici, il s'achète au kilo, et ils en font de la soupe, ou le mettent comme nous dans un plat en sauce, mais en quantité inimaginable! Et le pire c'est que c'est vachement bon!! Y a juste les lendemains qui sont un peu difficiles...
  • Les pommes de terre espagnoles, ou plutôt nos aventures avec les pommes de terre espagnoles,  mériteraient à elles seules un chapitre entier. On a tout d'abord essayé de faire de la purée: on s'est retrouvé avec une sorte de colle à poisson sans goût, pas folichon... Deuxième tentative: les röstis. Imaginez des oignons râpés trop cuits et vous aurez à peu près le résultat qu'on a eu... Bref, les patates espagnoles ont visiblement un peu trop d'amidon pour nos petits plats suisses! Le troisième essai, pommes de terres rôties à la poëlle, a été beaucoup plus réussi! Va falloir qu'on se mette à la tortilla!
  • Ils n'ont pas la même notion de petit-déjeuner que nous. Déjà, comme déjà dit plus haut, ils le prennent vachement tard, mais en plus c'est assez surprenant de voir ce qu'ils mangent. Je ne suis pas allé les espionner chez eux, mais je vois ce que mes collègues mangent au boulot à 10h: pain et huile d'olive!! Et dessus c'est soit jambon ibérique, tomates (en purée ou en tranches) soit sucre!! Si si: pain, huile d'olive et sucre! J'ai pas encore goûté... Autre chose: un matin, un des enfants hospitalisés avait sur son plateau un petit paquet de corn flakes Kellog's qu'il regardait avec un air pas très convaincu. Ma cheffe lui a dit: "tu ne manges pas ça? tu devrais, pourtant, c'est bon: c'est comme des chips!" Et le gosse a mangé ses "chips".. J'ai quand-même dit que je trouvais meilleur avec du lait... mais je n'ai pas trop insisté... Il y a aussi eu le jour où j'ai amené un stollen de noël, trouvé dans un supermarché Aldi (c'est allemand). Il fallait absolument que je leur fasse connaître! Ils ont tous trouvé très bon, ce n'est pas le problème... le problème c'est la bouteille de Xeres qu'ils ont sorti de l'armoire pour boire avec... à 9h du matin...
  • Ils écrivent parfois les "1" de manière assez particulière... un peu comme des J ou des S minuscules. Alors pour un numéro de rue ça passe encore, mais dans le dossier des patients c'est franchement illisible!

 

  • C'est écrit 21...

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Les patios de Cordoue - 22:07, 12/05/2008

Chaque année au mois de mai, Cordoue organise le concours du plus beau patio. Pour l'occasion, les habitants et la mairie ouvrent leurs 64 plus beaux patios au public qui peut les visiter gratuitement. De plus, 30 balcons participent également au concours. On vous laisse apprécier...

 

 

     

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Les Jacarandas - 21:53, 4/05/2008

On a eu deux surprises en rentrant à Séville après nos deux semaines d'absence:

 

La première, ce sont les températures qui ont sensiblement grimpé! Il fait entre 30 et 32° l'après-midi... on ose à peine imaginer ce que sera le mois de juillet!

 

La deuxième, c'est un arbre qui s'appelle jacaranda. Il y en a partout dans la ville et ils sont en fleur. Les arbres sont couverts de fleurs mauves! C'est assez fou! En plus, comme ils n'ont encore aucune feuille, on a vraiment l'impression que quelqu'un s'est amusé avec Photoshop! Je vous laisse admirer...

 

 

   

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Corrida - 13:54, 2/05/2008

Ce billet est le seul où je parlerai de corrida, juste pour prononcer le mot une fois et dire à ceux que ça intéresse qu'il ne trouveront rien là-dessus sur ce blog...

Voilà...


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2 Suisses (et demi!) en vacances en Suisse - 22:30, 29/04/2008

Petit retour en Suisse ces 12 derniers jours qui nous a permis de voir nos familles et une grande partie de nos amis. Une grande partie mais pas tous, ceci malgré un agenda over-chargé et des journées très remplies! On a couru d'un dîner à un goûter, d'un souper à un anniversaire, d'un café à un dessert, du collège du Vieux-Moulin au CHUV, du magasin de poussettes* à la banque. Sans oublier en plus l'anniversaire d'Isa et un week-end en Provence pour le mariage d'Isabelle et Christophe!

Malgré tout, la météo andalouse a fini par nous manquer et c'est avec plaisir que nous retrouvons Séville et Zed qui a visiblement passé deux semaines sympas grâce à nos voisins qui sont allés jusqu'à le prendre régulièrement quelques heures chez eux pour lui changer les idées!

 

*Eh oui! Petite surprise pour les quelques personnes de notre entourage qui ne sont pas encore au courant!


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La Feria de Abril - 16:58, 14/04/2008

Cette semaine, deuxième grand événement de l'année sévillane: la feria!

 

Mais, me demanderez-vous, vos pupilles écarquillées par la soif de connaissance, qu'est-ce donc que la feria?

 

La feria, c'est une fête que les Sévillans attendent et préparent toute l'année et qui coincide avec l'ouverture de la saison des corridas. Le but de la feria, qui a toujours lieu 3 semaines après la Semaine sainte, est tout simplement de faire la fête!!

 

Il y a à l'ouest de la ville une sorte d'immense terrain vague qui prend vie à cette occasion. La ville y monte alors un petit millier de casetas (des tentes de tubes métalliques et de bâches collées les unes aux autres) qui forment des rues qui prennent le nom de célèbres toréadors sévillans. Ces casetas appartiennent à des familles, à des groupes d'amis, à des associations. La plupart des casetas sont privées et il faut y connaître quelqu'un pour entrer.

La feria, c'est aussi un parc d'attraction (avec entre autres, pour donner une idée de sa taille, deux grandes roues et quatre montagnes russes) et un grand cirque avec éléphants, clowns et tout et tout...

A l'entrée de la place est construit un immense portail, mesurant une vingtaine de mètres de haut, différent chaque année, totalement illuminé la nuit. Le mardi à 0h00, le portail s'illumine, marquant le début des festivités. On se rend bien compte de la taille du portail ici: http://www.youtube.com/watch?v=2I6zH7hnkIg

 

   

  1. La feria vue d'une des grandes roues
  2. Le portail, de jour...
  3. ... Et de nuit

 

La feria, c'est l'occasion pour les Sévillans de ressortir toutes leurs traditions et c'est pour nous un plongeon inoubliable dans l'Andalousie avec un grand A! Partout les gens dansent la sevillana (typique du coin comme son nom l'indique) sur la musique du même nom, sorte de flamenco en plus joyeux. Habituellement, les gens y vont en début d'après mdi, partent ensuite voir les corridas puis reviennent faire la fête jusqu'au bout de la nuit!! Les classes sociales les plus aisées y vont à cheval ou en calèche (tirée par les fameux chevaux andalous ou des mulets). Les hommes à cheval, tout en gris, portent un pantalon à taille haute, une veste courte (torera) et un chapeau plat andalou. Les femmes qui viennent sur leur propre cheval ont aussi la veste courte et le chapeau mais portent une longue jupe droite et montent en amazone. Les femmes peuvent aussi monter derrière l'homme, mais sont alors habillées, comme toutes les autres, en robe de flamenco. On y boit de la manzanilla (vin de Jerez très sec) et on y mange tous les plats typiques: jambon ibérique, fromage, croquettes de jambon ou de poisson, tortilla, poisson frit, crevettes, etc.

 

       

  1. Une rue de la feria et ses calèches
  2. Un couple typique
  3. Les costumes typiques des cavaliers: les femmes sont en flamenca quand elles sont derrière un homme...
  4. ...mais ont un costume différent si elles montent seules (elles ont une classe, c'est parfait!)
  5. Superbes!

 

Pour voir des sevillanas: http://www.youtube.com/watch?v=ECFBhzDsJ8M (malheureusement, on n'entend pas la musique... la fille avec la robe la plus claire est Sara, la fille de ma collègue Julia) et petit effet de style sur http://www.youtube.com/watch?v=Jv8HTr47N7s.

 

L'ambiance y est juste hallucinante! Se balader dans la feria à regarder les Andalouses dans leurs robes de flamencas, les chevaux andalous tellement beaux et fiers, les calèches, les couleurs, la foule, tout ça sur fond de musique andalouse vaut toutes les fêtes du monde... La feria est une semaine magique!! Allez, quelques petits films pour l'ambiance:

http://www.youtube.com/watch?v=QMmFR4enrX4

http://www.youtube.com/watch?v=Y2LUWgTKYHA

http://www.youtube.com/watch?v=dCVFUtjRyxI

 

 

     

  • De parfaites inconnues... Elles sont belles ces robes!

Et il est bien sûr impossible, vu le sens de l'hospitalité très développé des Sévillans, d'entrer dans la caseta d'un ami sans y être invité à boire, à manger et à... danser! Et quand on a plusieurs personnes à voir... ça n'arrange pas les choses. Les nuits sont donc longues et bien arrosées! D'ailleurs, vous remarquerez sur cette vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=sEtDJeW0yp0) que je n'avais visiblement pas encore assez bu avant de ma lancer dans la danse... un peu crispé, non? Quant à Isa, elle était plus à l'aise et juste sublime dans sa robe de flamenca: http://www.youtube.com/watch?v=wLuZFw_MEQQ.

 

       

  1. N'empêche que la plus belle de la feria, c'était quand-même elle!!
  2. Fatima (copine de Sara), Sara (fille de Julia) et Julia (mère de Sara et collègue de moi)
  3. Laura, Virginia et Isa
  4. Ana et Isa
  5. Nous

 

Le dimanche soir à minuit, le portail s'éteint et démarre un feu d'artifice. Puis les gens retournent pendant quelques mois à une vie normale...


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La robe d'Isaline - 13:16, 13/04/2008

S'il y a une chose qu'Isa n'aurait manqué pour rien au monde pendant cette année à Séville, c'est bien de pouvoir se balader en robe de flamenca à la feria de abril! Mais, petit détail propre à Isa qui ne surprendra pas ceux qui la connaissent, il fallait bien sûr qu'elle la fasse elle-même, sa robe!

 

J'en ai parlé autour de moi au boulot et Ana a demandé à Maripaz, la couturière qui lui fait ses robes, ce qu'elle en pensait. Elle a tout de suite accepté. Conclusion, voilà maintenant quelques semaines qu'Isa bosse tous les matins à Castilleja de la Cuesta (à quelques minutes en bus de Séville), chez Maripaz, spécialisée dans les robes de flamenco... spécialité en grand boom au début de chaque année à cause de la feria de abril, où toutes les femmes sont habillées en robe de flamenca!

 

Le deal: aider à faire les robes pendant le stress des quelques semaines précédant la feria et, en échange, faire, sous les conseils d'une professionnelle, sa propre robe!

 

Isa s'est retrouvée en plein film d'Almodovar: avec quatre Espagnoles toujours de bonne humeur dans un atelier rempli de tissus multicolores, de bobines de fil, de robes, les machines à coudre installées dans le patio! Vie sociale bienvenue pour Isa, heureuse de voir du monde et de faire quelque chose de ses dix doigts! 150 nouvelles robes sortent de l'atelier chaque années, sans compter toutes les retouches des robes qui passent de mère en fille et de soeur à soeur. Elle a cousu des kilomètres de dentelle et de rubans, coupé des kilomètres de tissu... Rien que pour sa robe, 9 mètres de tissu et 45 mètres de liseré pour les volants!!

 

Elle a d'ailleurs été très vite adoptée dans l'équipe, comme "la Suissesse qui fait sa robe de flamenco"... et qui fait aussi des gâteaux au chocolat! Betty Bossi a maintenant ses adeptes au sud de l'Espagne! Une des couturières a même demandé qu'Isa lui achète un exemplaire du livre! Sa fille traduira sur internet!

 

Quant à sa robe, il faudra attendre l'article sur la feria pour la voir ;-)

 

 

   

 

  1. De gauche à droite: Pili (fille de Pili...), Pili, Laura (juste deriière), Maripaz debout et Mari au premier plan, dans le patio!
  2. Maripaz (en bleu) dans sa caverne d'Ali Baba
  3. Des bobines, des bobines, encore des bobines...

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Ce qui aurait dû être un week-end à la plage... - 22:57, 7/04/2008

Vu la météo fabuleuse et les 30° que nous avons eu la semaine passée à Séville, nous avons décidé de passer le week-end à la plage. J'ai donc pris un jour de vacances vendredi et zou! direction Atlantique, juste au nord de Cadix, parce que non seulement c'est pas loin de Séville, mais en plus on n'avait pas encore vu ce bout de côte, et particulièrement l'estuaire du Guadalquivir, à Sanlúcar de Barrameda.

On s'est trouvé un petit camping sympa pour planter la tente, au bord de l'eau, entre Chipiona et Rota et on a passé l'après-midi les doigts de pieds en éventail au soleil, nickel! Par contre, pour barboter dans l'eau, on va attendre le mois de juin: y a bien des gens qui se baignaient, par contre, nous, on a réussi à mettre respectivement 2 et 4 orteils dans l'eau...

 

 

 

 

 

  1. Chipiona par rapport à Séville et Cadix
  2. Les doigts de pieds en éventail... on est le 4 avril, donc :-)

 

 

C'est pendant la nuit que les choses ont commencé à foirer: réveillés à 3 heures du matin par la tente vibrant de partout à cause du vent du coin, le levante, qui avait visiblement décidé de nous pourrir notre week-end... et quand il souffle, il souffle. Un fois les sardines de la tente vérifiées et le linge rentré (merci Isa), nous avons essayé de nous rendormir sur notre matelas, visiblement troué, vu qu'on touchait le sol, super... en résumé: trop d'air hors de la tente et pas assez dedans...

 

Le lendemain, vent à décorner les boeufs, rendant le petit-déj' plutôt difficile... Isa a sorti la polaire et le foulard... autant dire que, malgré le beau temps, notre petit week-end bronzette était plutôt compromis.

 

Alors changement de programme et repli stratégique sur Gibraltar que nous n'avions pas encore visité.

 

Gibraltar, pour les moins férus en géographie, c'est un rocher, une sorte de gros caillou anglais sur lequel les Espagnols lorgnent depuis très longtemps, et qui rend depuis toujours les relations hispano-britanniques assez tendues: siège espagnol entre 1779 et 1783, frontières carrément fermées entre 1969 et 1986, puis jusqu'à 2005 paperasse interminable pour les Anglais qui veulent entrer en Espagne, restrictions pour les bateaux de croisière, interdictions pour les avions à destination du rocher d'être déroutés sur l'Espagne... Tout ça, depuis 2005, c'est terminé, mais les Anglais ont encore une base militaire sous-marine et une station radar qui ne plaisent pas tellement à l'Espagne, etc.

 

Bref, c'est pas le grand amour, et Gibraltar a dû apprendre à être totalement indépendant, et ça se voit! Y a pas beaucoup de place, on le voit bien sûr la photo (y a un gros caillou au milieu!), alors faut pousser et coincer les bâtiments, mettre le cimetière à côté de l'aéroport, poser la place de jeu au milieu du giratoire (si, si!)... et le résultat et juste immonde! C'est pas le côté tout coincé tout construit qui me dérange: j'adore Monaco, par exemple! Mais tout est pourri à Gibraltar. Déjà y a pas un seul beau bâtiment, c'est que des verrues, mais en plus des verrues délabrées, défraîchies... beurk!

 

Heureusement qu'il y a le rocher, ses célèbres macaques (les seuls singes sauvages d'Europe), les très belles grottes (spécial dédicace à Martin: découvertes en 1876 par le Capitaine Broome!) et la superbe vue de là-haut (476 m, quand-même), pour rattraper le coup!

 

Enfin...

 

 

 

         

 

  1. Gibraltar, c'est là!
  2. Le rocher
  3. Ouais, ouais, sauvages, les macaques, on a dit...
  4. Contrôle technique: les essuie-glaces, c'est bon...
  5. Flexibilité de l'antenne: ok
  6. Solidité du rétroviseur: ok

 

 

Petite anecdote marrante: la presqu'île est tellement petite que la route entre la douane et la ville traverse la... piste d'atterrissage de l'aéroport! Quand un avion décolle, feu rouge pour les voitures! Hallucinant! Y a une photo juste là, mais j'ai aussi fait un film: http://www.youtube.com/watch?v=Sq-odrsMwbY

 

 

 

 

  1. Feu vert pour l'avion... on croit rêver!

 

 

Et dimanche, retour à Ronda qu'on n'avait pas bien vu la dernière fois. On est passé un peu par hasard par Olvera et Setenil de las Bodegas, qui font partie des villages blancs: sublimes, probablement les plus beaux villages qu'on ait vu!

 

 

     

 

  1. Olvera, Setenil, Ronda...
  2. Olvera
  3. Setenil, en arc de cercle. On se dirait dans un amphithéâtre
  4. Des oliviers... les paysages sont toujours aussi beaux!

 

 

Et pour finir, un petit truc marrant. Les panneaux d'entrée d'autoroutes...

 


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2 Suissesses (et 2 jumeaux) à Séville - 18:44, 30/03/2008

Cette semaine, ce sont Coralie et Nicole qui sont venues nous voir avec Célia et Ilan. Visiblement, pour elles, l'aventure a commencé pendant le trajet, déjà... Ben oui, deux monstres de 17 mois qui font Genève-Barcelone-Séville, d'après ce qu'on nous en a dit, c'est pas de tout repos!

 

Au programme, shopping, pique-nique, balades dans la ville et, pour Coralie, visite un peu plus touristique de la cathédrale, de l'Alcazar et du musée des beaux-arts...

 

Personnellement, la chose qui m'aura le plus marquée de ces quelques jours est la quantité de nourriture que les deux schtroumpfs ont avalé! J'hallucinais! A peu près le tiers de leur poids par jour... Les autres ont fait assez fort aussi: 4 kg de fraises ont quand-même été ingurgités!

 

Il est bien silencieux, notre appartement, maintenant...

 

 

 

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La Semaine Sainte - 01:02, 22/03/2008

Nous voici arrivé à un des deux événements (avec la Feria) que tous les Sévillans attendent toute l'année: la Semaine Sainte!

 

Pour comprendre un peu mieux ce qui s'y passe, deux ou trois explications s'imposent.

Les églises les plus importantes de la ville ont chacune une confrérie, qui peut posséder plusieurs milliers de membres. Le but de la semaine sainte est, pour ces confréries, d'aller présenter leur vierge et leur christ à la cathédrale. Pour cela, ils les installent chacun sur un paso, énorme autel d'argent ou d'argent doré, parfois de bois, décoré de chandeliers, de cierges et de fleurs, et les transportent sur un trajet plus ou moins long à travers la ville. Cette année, 60 confréries, jusqu'à 9 par jour, font le trajet.

 

Chaque confrérie organise sa procession comme suit:

- D'abord des nazarenos, hommes et femmes habillés comme des moines, masqués d'un très haut cône de tissu, la capirote, qui ne laisse apparaître que leurs yeux, parfois à pieds nus, et portant un immense cierge ou un objet religieux en argent. Les couleurs de leurs vêtements et du cône sont propres à chaque confrérie.

- Puis le paso du Christ, ou misterio, qui transporte soit Jésus seul sur sa croix, soit qui montre d'autres scènes, comme Jésus mort dans les bras de ses disciples, Jésus montant le calvaire, Jésus à la plage (nan, je plaisante), Jésus priant (comme sur cette vidéo qui, comme toutes les autres, est de qualité médiocre... il faut dire qu'avec un petit appareil photo, on ne peut pas non plus faire des miracles: http://www.youtube.com/watch?v=3fmZjGvOkhk). Ces pasos pèsent jusqu'à 4 tonnes et sont transportés à dos d'homme par les costaleros. Il y en a à peu près 50 à 75 par paso, ce qui fait quand-même entre 50 et 60 kg par personne. Ils ont une sorte de turban avec un rouleau de tissu sur la nuque où ils posent le paso. Première chose qu'on remarque: ça a l'air très lourd! Deuxième chose: il faut une sacrée synchronisation pour les virages!

- Une fanfare, soit ''classique'' (hum...) soit, si on a de la chance, plus typiquement andalouse, avec uniquement tambours et petites trompettes au son mélancolique, sublime! Certaines confréries dites silencieuses n'en ont pas.

- Des pénitents, habillés dans les mêmes couleurs que les nazarenos, mais le cône ne tient pas à la verticale: il pend dans leur dos. Ils portent chacun une grande croix de bois.

- Viennent ensuite d'autres nazarenos, ceux de la Vierge, habillés parfois d'autres couleurs, puis le paso de la Vierge (ou palio) (comme sur cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=9F7JM_tBETM), puis une autre fanfare et d'autres pénitents...

- Certaines confréries ont un troisième paso, avec une vue de la vie de Jésus, par exemple...

 

                

         

 

  • 1-8.- Des nazarenos de toutes les couleurs... dans l'ordre: San Gonzalo, El Cachorro, La Estrella, La O, San Esteban, Los Javieres, Los Estudiantes et El Rocío. Derrière le dernier nazareno, des costaleros. On voit bien leur protection sur la nuque.
  • 9.- Un pénitent de San Gonzalo avec sa croix.
  • 10-11.- Deux misterios avec des scènes de la mort de Jésus
  • 12.- Un palio et ses nazarenos
  • 13.- Une Vierge vue de près
  • 14.- La confrérie de la O

 

 

Donc, sachant que certaines conféries ont jusqu'à 2000 nazarenos et pénitents (2700 pour la plus grande, celle de la Macarena), que les 4 tonnes des pasos ne leur permettent pas d'aller très vite et que chaque virage prend bien 5 minutes (comme le montre cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=YxV6EOB9ZHg), ça donne une idée du temps qu'il faut pour aller à la cathédrale et revenir à son église. Certaines mettent plus de 10 heures.

 

Il y a des confréries plus ou moins "sérieuses". Normalement, tout le chemin se fait sans boire, sans manger et sans parler... mais certaines confréries très "familiales" acceptent non seulement les enfants dans leurs rangs, mais toute la famille suit avec les poussettes, les donuts et le coca. On papote, on se tape sur l'épaule...

Par contre, quand il s'agit d'une confrérie sérieuse, c'est une autre ambiance. Celle de Santa Marta, par exemple, nous a particulièrement impressionnés: Dans une petite ruelle, en pleine nuit... à leur approche, le public s'est tu. Tous habillés et masqués de noir, marchant en silence, leur grand cierge posé sur la hanche... t'as juste l'impression que si un d'eux te regarde tu peux en mourir... flippant! Vidéo de Santa Marta ici: http://www.youtube.com/watch?v=VN5CsuoTxwo

 

Donc cette semaine on passe nos soirées dans les rues bondées de monde pour aller d'un endroit à un autre voir passer les processions. C'est pas toujours simple! La population de la ville atteint quand-même les 2 millions pendant la semaine sainte... de quoi remplir les ruelles!

Pour ceux qui ne veulent rien manquer, une solution: louer pour 450 € son siège à la semaine sur le parcours commun à toutes les processions... Ben oui, cette semaine, pour accéder à certaines rues du centre, il faut payer!

 

Et il y a quelques traditions sympas:

- Pendant les virages, que les pasos font pas par pas, et à certains autres moments du parcours, ils "dansent". En fait ils bougent au rythme de la musique. Très chouette à voir! On peut le voir vers 2min 30sec sur cette même vidéo http://www.youtube.com/watch?v=YxV6EOB9ZHg

- Les enfants font des boules de cire. Ils demandent aux nazarenos (de nouveau, tu n'oses pas faire ça avec toutes les confréries) de leur verser de la cire de leur cierge sur une petite boulette de papier d'alu qui devient peu à peu boule de cire. Les jours passant, elle grandit de plus en plus. Certaines atteignent la taille d'une grosse orange.

 

  1. Une boule de cire... notez en passant le look du gosse: j'ai l'impression d'être en 1945...

La Madrugá

Et quand on pensait avoir tout vu de la semaine sainte arrive la nuit de jeudi à vendredi-saint, qui s'appelle ici la Madrugá !! Habituellement, les confréries sortent en milieu d'après-midi et rentrent chez elles vers 2h du matin. Mais pendant la nuit de jeudi à vendredi sortent les 6 confréries les plus prestigieuses. Parmi elles, les deux Vierges les plus respectées et connues de la ville: la Esperanza de Triana et la Macarena.

Nous avons commencé la soirée par un petit souper chez nous avec Virginia, María, Alberto et Manolo, puis nous sommes sortis à minuit pour voir sortir, en bons habitants de Triana, la Esperanza. Elle sortait deux heures plus tard mais il fallait s'assurer de bonnes places!

 

A deux heures dix, dans une foule compacte impressionnante, extinction des lumières de la rue Pureza où se trouve l'église (ça va rappeler à quelques uns un certain Morgestraich!), première fanfare (genre fête de village suisse, pas de quoi de faire frissonner...), apparition des nazarenos, puis du premier paso: gigantesque! juste le plus grand de tous ceux qu'on a vu. Dessus, Jésus sur le calvaire tiré par un romain sur son cheval (le tout grandeur nature et en bois... ça donne une petite idée du poids du truc). J'ai fait une vidéo mais c'est pour les passionnés, la qualité est vraiment merdique... enfin, la voilà: http://www.youtube.com/watch?v=Zmwz3CrN10k (pour ceux qui veulent mieux le voir, une vidéo de la chaîne CRN: http://www.youtube.com/watch?v=73_upKqhcSo). Avec le paso, une fanfare à l'andalouse, tambours et petites trompettes, une musique qui donne envie de crier Olé! Juste parfait. Puis, de longues minutes plus tard (il ne faut pas oublier que les nazarenos sont plus de 2000), le paso de la Esperanza de Triana. Et dans la foule, une personne à crié: Trianeeeeeeeeeera! et tout le monde à répondu en coeur: Guapa! (littéralement fille très jolie, mignonne), et ça plusieurs fois de suite. Puis un autre, ailleurs dans la foule: Esperaaaaaaaaaanza! Et de nouveau, des centaines de personnes ensemble: Guapa! Juste parfait! De nouveau, j'ai essayé de le filmer, on l'entend approximativement sur cette vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=Cnt9OqP-yWU. Et pendant ce temps, comme d'hab', au rythme de la musique, les costaleros, sous leur paso, le faisaient danser. Et, arrivé devant une des maisons de la rue, des spots se sont allumés sur le toit et les habitants ont déversé sur son passage, par brassées, des milliers de pétales de roses! ça n'arrêtait pas, incroyable! En image sur ce film: http://www.youtube.com/watch?v=9WvsqsXvQhs

 

 

  1. Les six de départ
  2. Le misterio de la Esperanza de Triana, avec le cheval, le Romain, Jésus et tout et tout!

 

Virginia, María et Manolo sont ensuite allés se coucher et nous sommes partis, Isa, Alberto et moi, de l'autre côté du Guadalquivir, pour voir les autres processions. Parmi elles, la Macarena, l'autre Vierge de Séville, qui a comme particularité de n'être pas seulement accompagnée de nazarenos et de pénitents, mais aussi de soldats romains, très mignonnes avec leurs collants roses et leurs grandes plumes d'autruches! Ils sont là: http://www.youtube.com/watch?v=_gfGWUdi-CY

 

 

 

  1. Des nazarenos de la Macarena
  2. Les Romains de la Macarena

 

Bref, on a passé la nuit dans les ruelles de Séville et avons terminé à 8h30 du matin avec quelques churros con chocolate...

 

  1. Les trois survivants et leurs churros

 

Wow! Quelle nuit!


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L'anniversaire de Virginia - 15:56, 16/03/2008

Samedi, barbecue à la campagne pour les 29 ans de Virginia. Au programme, musique à fond à fond à fond (là, en Suisse, on aurait eu les flics, c'est sûr!), grillades et premiers cours de danse. Les Sevillanas se dansent pendant la Feria de Abril qui, comme son nom l'indique, a lieu dans un mois... faudrait qu'on s'y mette un peu! Petite démonstration de Virginia et Laura en cliquant sur le lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=yTcW9JrbSSo

 

 

  


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Le clivia heureux - 01:58, 15/03/2008

Juste un micro-article pour ma môman, pour lui montrer à quel point mon clivia est heureux à Séville! Pour la petite histoire, non seulement il n'avait jamais fleuri de sa vie, mais en plus, pour ceux qui n'ont pas suivi le début du blog, cette plante à quand-même passé 3 semaines dans un carton au fond d'un camion pour arriver ici !!

 

 

     

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Week-end dans la province de Málaga - 01:20, 11/03/2008

Ce week-end, direction le sud-est vers la province de Málaga.

 

 

Premier arrêt: Antequera. Elle ne fait pas partie de la route des villages blancs à proprement dit, mais pour des petits Suisses, ça fait pas de différence! Bon, c'est déjà du bon village, avec ses 43'000 habitants, mais super sympa! On se disait qu'on se serait bien vu vivre là-bas, aussi! Ville aux maisons toutes blanches, construite sur des creux et des collines, avec l'éternel château sur le plus haut sommet et des églises sur les autres... vraiment très chouette!

 

 

A quelques kilomètres au nord, un grand lac totalement sauvage, la Laguna de Fuente de Piedra, réserve naturelle peuplée de 170 espèces d'oiseaux. Parmi eux, au printemps, 40'000 flamants roses, dont c'est, avec la Camargue, le plus grand lieu de reproduction d'Europe. On s'est retrouvé assez mal barré sans VTT pour les voir, mais on y retournera! Accessoirement, chaque été le lac s'assèche partiellement et doit être salé vu les couleurs que le sable prend.

 

 

  1. Le lac de Fuente de Piedra... ça fait très lac salé, non?

 

On a ensuite continué vers le sud d'Antequera, dans les montagnes, en direction du Torcal, un endroit complètement hallucinant et magique, hérissé de colonnes de roche qui font penser, en vrac, à des piles de pan-cakes, à la planète du Cosmoschtroumpf, à la Cappadoce ou à un paysage de Dark Crystal!

 

   

     

  1. En haut, El Torcal de Antequera
  2. En bas, des pancakes, le Cosmoschtroumpf et Dark Crystal... ne me dites pas que ça ressemble pas!

 

On s'est baladé pendant deux heures dans ce monde de contes de fées, entre les pics rocheux. Et on a cru rêver quand on est tombé sur une dizaine de bouquetins qui nous observaient sans trop broncher, et dont on a pu vraiment bien s'approcher!

 

En fait, on n'était pas au bout de nos surprises!

 

Quelques centaines de mètres plus loin, c'est un renard qui s'est mis sur notre chemin. Après avoir passé quelques minutes à 10 mètres de nous, il est parti derrière les rochers et nous nous sommes dit qu'avec le vent qui venait vers nous il n'avait pas dû nous sentir, ni nous voir, pour s'approcher autant!

Mais quelques mètres plus loin, en me retournant, je suis tombé nez à nez avec lui! Surprenant! Il était là, visiblement habitué aux visites, et pendant plusieurs centaines de mètres, il s'est baladé dans les rochers derrière nous pendant qu'on suivait le chemin! Il a fini par nous dépasser et nous a guidé pendant un moment, en revenant sur ses pas quand on n'avançait pas assez vite! Complètement hallucinant! J'ai quand-même fini par avoir la présence d'esprit de le filmer, et il est là: http://www.youtube.com/watch?v=ug_jWrhtTYE.

 

 

 

  1. Nos copains les bouquetins
  2. Et notre pote le renard!

 

Puis, après toutes ces émotions, nous sommes descendus par les petites routes de montagne jusqu'à Málaga où nous avons passé la nuit.

 

On nous avait décrit Málaga comme une ville moche, touristique et sans âme (genre Huelva, Ralf, tu vois?), mais on a été surpris! C'est vrai que le centre historique ne vaut pas celui de Séville ou de Cordoue et que c'est un peu chiant de lire Apotheke, Pharmacy sur les pharmacies... mais bon... l'intérieur de la cathédrale est impressionnant et il y a, comme dans toutes les villes d'Andalousie, les restes des civilisations arabes d'avant le XVème siècle qui ont un charme indubitable. Dans le cas de Málaga, il s'agit d'un grand palais, l'Alcazaba, qui surplombe la ville, et d'une énorme forteresse, le Castillo de Gibralfaro, encore plus haut. Le palais est rempli de fontaines, de patios, d'orangers en fleurs, de portes ciselées et de plafonds décorés, le tout sur plusieurs niveaux avec de petits escaliers, des tonnelles... et une vue imprenable sur toute la ville et sur la Méditerannée... wow!

 

 

     

  1. Les jardins de l'Alcazaba
  2. Encore eux
  3. Isa dans les orangers et bougainvilliers du palais
  4. La vue de là-haut

 

 

Puis on a (rapidement) parcouru la Costa del Sol, mélange de St-Tropez et de Rimini qui donne peu envie de s'arrêter, avant de quitter la côte vers Marbella pour remonter dans le pays, dans les montagnes, en direction de Ronda, véritable capitale des villages blancs. La vieille ville est agrippée entre deux falaises à pic, qui fait se demander comment ils les construisent, les maisons, là-bas (c'est vrai, quoi! un échafaudage, ça doit être posé sur le sol, non?). Mais là, malheureusement, le vent, les nuages et le froid ont écourté un peu notre visite! On s'est promis qu'on reviendra, on a loupé les deux tiers de la ville!

 

 

   

  1. La Casa del Rey Moro
  2. Merde, j'ai fait tomber une chaussette!
  3. Deux Andalous

 

 

Et nous sommes retournés sur Séville, en repassant dans un coin qu'on avait déjà parcouru il y a quelques mois, dans des paysages de rêve, des champs à perte de vue, dans toutes les nuances de brun, de roux de rouge, ou au contraire verts lumineux... des cartes postales!

                         

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Les orangers en fleur - 20:27, 7/03/2008

Juste parfait, comme arbre décoratif, l'oranger!! Une fois que les oranges commencent à tomber, c'est au tour des fleurs! D'ailleurs, dommage qu'il n'y aie pas l'odeur sur le blog, parce que ça vaut le détour! Et je vous rappelle quand-même que c'est l'arbre qui remplace notre bon vieux platane, ici: il y en a au bord de quasi toutes les rues et routes.

 

    

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L'institut de pathologie - 20:05, 7/03/2008

C'est vrai qu'en lisant ce blog, on n'a pas toujours l'impression que je bosse la journée... C'est surtout parce que c'est pas forcément passionnant à lire... Mais bon, y a quand-même un truc qui vaut la peine d'être sur le blog, je crois: les caves de l'institut de pathologie...

 

Alors là, typiquement, on a l'imagination qui galope! D'abord une forte odeur de formol, puis quand l'oeil arrive à s'habituer à l'obscurité, on remarque des étagères remplies de bocaux: des foies, des mains, des têtes entières, un homme coupé en deux. Certains bocaux se sont ouverts et leur contenu dégouline dans une moisissure jaunâtre où on reconnaît encore un oeil. Dans un coin, sous une bâche poussiéreuse, des futs marqués Secret Militaire avec des cadavres dont la mort, dans des conditions étranges, n'a jamais été élucidée...

 

Et ben non, c'est pas du tout comme ça...

 

Mais c'est marrant quand-même!

 

Bon, d'accord, y a bien des grands bocaux en plastique blanc marqués corazón ou hígado, mais ça reste bien clean et on est loin de l'entrepôt du retour des morts-vivants (pour ceux qui connaissent, genre Clo...)

 

Mais le plus impressionnant est ailleurs... Déjà, il faut savoir que quand on fait une biopsie, une autopsie ou simplement qu'on enlève un grain de beauté, le ou les morceaux sont conservés dans de la paraffine et fixés sur une plaquette de plastique de 5 x 3 cm; ça permet de pouvoir faire les fines tranches qui vont être regardées au microscope.

 

Et ces blocs de cire sont conservés quelques mois dans les laboratoires dans des tiroirs spéciaux. Et quand le meuble à tiroir est plein, habituellement au bout de quelques mois, on le descend à la cave et on le pose où on peut, où il y a de la place... novembre 2007 pas forcément à côté d'octobre 2007... Quand on sait que la cave fait à peu près 250 m2, qu'avant 2001 les biopsies n'étaient pas dans des tiroirs mais dans des tupperwares empilés les uns sur les autres, que 15'000 biopsies sont faites par année, qu'il y a en moyenne 3 blocs par biopsie et qu'elles sont archivées depuis 1975, ça donne 1.5 millions de biopsies, dont 1.1 million dans des tupperwares.

 

A raison de 50 blocs par tupperware, ça fait quand-même plus de 20'000 tupperwares empilés dans des étagères... quand j'ajoute, premièrement, qu'il y a quelques années une étagère entière s'est écroulée et que les blocs ont simplement été mis dans des grands sacs, que, deuxièmement, certaines personnes ont la flemme de remettre les biopsies dans les boîtes et les posent simplement sur les étagères et, troisièmement, que vu la quantité de poussière accumulée, on met un tablier et des gants pour descendre à la cave, ça donne une idée de l'endroit...

 

Je ne vais malheureusement pas pouvoir faire de photos. Il faudrait que je demande une autorisation et à part pour montrer quel bordel c'est, je vois pas vraiement quelle raison donner... Oh pis on s'en fout! les voilà les photos!

 

 

 

 

 

Imaginez juste que moi, là-dedans, je dois retrouver les 200 biopsies rénales de mon étude...

 

Voilà... ça c'est fait...

 

Accessoirement, je travaille dans un labo où j'ai (une fois de plus!) été super bien accueilli. Ambiance vraiment sympa!

 

 

  1. María Angeles, Carmen et Lola, qui travaillent avec moi

 

Note de bas de page pour Ralf: je m'en sors très bien avec mon microtome! Bon, faut de la patience, mais avec ce que tu m'en avais dit, je m'attendais à un boulot infernal et déprimant, mais c'est pas le cas, je trouve ça même marrant !

  

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24° à l'ombre - 19:59, 2/03/2008

Le printemps arrive en force! Bon, Julie, Nadia et Julien vous diront que c'était déjà pas mal il y a deux semaines, mais là il y a une atmosphère différente. On range les pulls, les bars du bord du fleuve ouvrent... et le Guadalquivir se transforme en Séville-plage. C'est super sympa!

 

 

  1. Le Guadalquivir vu du pont de Triana
  2. Séville-plage (cherchez pas Isa, elle est pas sur la photo)

Et c'est complètement paradoxal de voir que beaucoup d'arbres n'ont malgré tout pas encore de feuilles, ou commencent juste à en avoir, comme les figuiers. Quant aux orangers, ils croulent sous les boutons de fleurs, la semaine prochaine va être hallucinante, ça méritera un nouveau billet!!

 

Et pour finir, juste une petite photo du lendemain, dans un coin beaucoup plus calme et beaucoup moins fréquenté, qui s'appelle Jardin des Délices...

 

 

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2 Suisses et 1 Espagnole (de Castille et León) à Séville - 21:30, 16/02/2008

Cette semaine, ce sont Julie, Nadia et Julien qui sont venu nous voir. La journée, visite de Séville, balades, shopping et terrasses, et la nuit: poker! Et pour continuer dignement sur les traces de Nicole quelques semaines auparavant, Nadia est venue avec sa bronchite, qu'elle a ensuite gentiment offert à Julie qui a su habilement la transformer en un état grippal beaucoup plus intéressant, avec fièvre et tout et tout... Julien, de son côté, commençait discrètement à prendre des Mébucaïne vendredi soir...

 

Mais bon, malades ou pas, ça ne nous a pas empêché de passer des moments super sympas! Parlons par exemple d'une certaine partie de poker, hein Julien!  Chacun des deux certain de remporter la partie, à miser comme un malade, avant qu'il se rende compte qu'il a dans la main exactement le même jeu que l'autre, et pas juste une fois mais deux fois de suite!... Parlons également (très vite, on va pas y passer la journée) du triomphe modeste de Nadia (voir photo ci-dessous) et de certains fous rires... Ce sont des émotions comme celles-là qui raccourcissent une vie...

 

En tout cas nous nous sommes rendu compte une fois de plus que nous avons des amis vraiment précieux! Vivement le mois d'avril!

 

   

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Balade dans la Sierra nord de Séville - 19:50, 3/02/2008

 

 

Vu l'heure à laquelle nous sommes rentrés de Cadix hier et la météo plutôt maussade depuis ce matin: aujourd'hui, balade un peu plus tranquille. Juste un tour dans les collines de chênes et d'oliviers au nord de Séville, histoire de dire bonjour aux futurs jambons et de remarquer que c'est en février que les arbres fleurissent ici... Y a plus d'saisons...

 

 


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