2 Suisses (et 1 Chat) à Séville

Qui suis-je?

Prenez deux Suisses, posez-les au sud de l'Espagne et regardez ce que ça donne...
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Fin - 23:02, 14/11/2008

Voilà... dernier billet de ce blog... Les deux Suisses sont rentrés dans leur pays avec leur bébé et leur chat...

On est de retour depuis 3 semaines et on vit encore dans les cartons, le camion contenant nos meubles n'étant arrivé que le 11 novembre, c'est-à-dire après 19 jours! Un petit air de déjà vu et une haine grandissante envers les déménageurs... bref.

Nouvel appart', reprise du boulot au CHUV de Lausanne et fin de l'aventure andalouse. Rentrer le week-end du passage à l'heure d'hiver n'a pas aidé les choses: passer du soleil de la fin de l'été andalou aux courtes journées suisses froides et pluvieuses, bof... Je ne voulais pas tomber dans la sensiblerie en écrivant ce dernier billet, mais je sens que c'est foutu... Séville va nous manquer, et nos amis aussi... en fait ils nous manquent déjà tellement, et le retour et passablement dur...

 

Mais bon, on va s'y faire! On a retrouvé nos familles, nos amis suisses, Basile a fait la connaissance de toute sa famille, c'est vrai que ça manquait un peu, ça, au sud de l'Espagne!

 

 

  • Trois générations séparent ces deux photos: Basile avec ses deux arrières-grands-mères et avec ses cousins

 

Je ne vais pas m'éterniser. Je voudrais juste encore saluer tous ceux qui nous ont suivis ou qui ne nous ont pas perdus grâce à ce blog, et les autres qui l'ont également lu sans nous connaître, particulièrement BizigDu!

 

Je me retrouve en train de renifler devant mon écran d'ordinateur... C'est con, on sait que Séville n'est pas loin, on sait qu'on peut y retourner quand on veut, qu'on va garder contact avec "nos" Sévillans par Skype, par Facebook... mais n'empêche qu'une page se tourne, et pas n'importe laquelle! Sans aucun doute la plus belle année de notre vie!

 

Hasta luego Sevilla, vamos a echarte de menos...

 

 

  • Ben oui, ce n'est plus l'Atlantique, c'est le lac Léman...

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Ça sent de plus en plus la fin... - 02:56, 22/10/2008

Départ dans 3 jours! C'est affreux! On passe nos journées entre les cartons et les e-mails à l'entreprise de déménagement.

 

Il y a 1 mois, histoire d'être tranquille, je leur avais demandé la liste des documents dont ils auraient besoin pour le déménagement. Réponse: copie du passeport (pour la douane) et liste des meubles et objets avec leur valeur (pour la douane et pour l'assurance). Bon... cool...

 

Et depuis, il ne se passe pas un jour sans qu'on me demande d'envoyer ou de remplir quelque chose: formulaire douanier 18.44, document de sortie du consulat (faudrait déjà avoir celui d'entrée... hum!), bon alors preuve officielle que le séjour a duré plus d'un an (autrement c'est de l'importation), attestation de retour en Suisse (officiellement on n'est jamais parti... hum!), bon alors copie du bail, document d'arrivée dans la commune de Prilly... etc, etc... J'ai compté, j'ai fini par devoir envoyer non pas deux papiers comme demandé au départ, mais juste quatorze!!!

 

Heureusement, pour nous sortir de nos cartons et nous changer les idées, il y a eu Nicole, venue à la dernière minute nous voir encore une fois (c'est quand-même la troisième fois!), car piaffant d'impatience de voir son filleul!

 

  

  1. La marraine et son filleul
  2. Isa et Nicole (la photo date du 18 octobre... comment voulez-vous qu'on ait envie de braver l'automne suisse dans ces conditions?!)
  3. Le message de Zed est assez clair: ne m'oubliez-pas!

 

Et heureusement qu'il y a nos amis! On avait fait notre fête de départ le 3 octobre, mais ils ont organisé une deuxième petite fête d'adieu lundi après-midi (avec juste les meilleurs des meilleurs de mon boulot). Et en se quittant on a réussi a retrouver encore un moment pour revoir Paco et Rocío chez Julia jeudi soir, dimanche c'étaient Alberto et Virginia, mercredi d'avant Ana et Borja et hier les collègues de l'atelier de couture d'Isa sont descendues spécialement à Séville pour boire un dernier café avec elle... bref: les adieux sont difficiles :-((

 

   

  • Nos fêtes de départ avec, dans leur ordre d'apparition: Rocío F, Alberto, Ana P, Rocío G, Julia, Lola, José Luis, Paco, Isa, Cédric, Virginia, Amanda, Ana S, José, Borja, Basile, María, Sonia, Maripaz, Pili et Mary.
 

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Ça sent la fin... - 11:38, 11/10/2008

J'ai tellement écrit sur ce blog pendant cette année que je ne sais même plus ce que j'ai dit ou non... Mais si je ne l'ai pas encore dit, il est temps de le faire: notre aventure espagnole se termine dans deux semaines...

 

On était parti pour deux ans, mais rester ici aurait signifié la perte de son contrat en Suisse pour Isa, une année de plus sans voir sa famille pour Basile et un compte en banque qui se vide encore plus (pour ceux qui ne le savent pas, on n'a pas de salaire ici et on vit grâce à une maigre bourse en piochant allègrement dans nos réserves...).

 

Ben oui, toute bonne chose a une fin.

 

Quant à savoir si on a envie de rentrer... on est très partagés!

 

  • C'est clair qu'on a envie de voir nos familles, nos amis, la neige, qu'on a envie de parler français, de manger des caracs, de la tomme vaudoise, des yoghourts mocca... qu'on aimerait revoir le lac et les montagnes, qu'on aimerait que Basile connaisse ses grands-parents, ses arrière-grands-mères, ses oncles et tante...
  • Mais d'un autre côté on est tellement bien ici! Nos amis espagnols, le climat sévillan et ses 29° en octobre, les palmiers, les perroquets, les incroyables paysages, les villages blancs, la mer et l'océan... tout ça va affreusement nous manquer! :-((

 

Mais il faut voir le bon côté des choses: Séville n'est pas loin, on pourra y revenir autant qu'on veut!

 

On est plus ou moins prêts, d'ailleurs:

  • L'entreprise de déménagement vient le 23. On n'a bien sûr pas pris la même que pour l'aller (pour ceux qui se demandent pourquoi, je vous laisse aller lire les premiers billets!) On empaquette progressivement, on rebouche les trous dans les murs...
  • On a organisé nos deux derniers jours sans appartement à Séville avec un nourrisson et un chat (Merci Julia, pour changer! Qu'est-ce qu'on aurait fait sans elle...)
  • On a, après un sympathique gymkhana, un passeport pour Basile! Parce que, donc, un papier d'identité est obligatoire quel que soit l'âge pour passer une frontière, maintenant, et que le livret de famille ne suffit plus. Pourquoi gymkhana? 1.- Envoyer un mail au consulat de Suisse en Andalousie pour savoir comment obtenir un passeport. 2.- Envoyer un mail à l'ambassade de Suisse à Madrid pour savoir pourquoi le consulat ne répond pas. 3.- Apprendre qu'il faut aller sur place à Madrid pour le faire. 4.- Obtenir que le passeport soit fait par correspondance si la photo de Basile est homologuée par une autorité quelconque. 5.- Faire une photo d'un bébé de deux semaines sur fond uni, la tête droite et les yeux ouverts sans qu'on voie les mains des parents. 6.- Aller au poste de police pour faire homologuer photo et signature. 7.- aller à la mairie pour la même chose parce que Désolé la police ne peut pas le faire. 8.- Chercher un notaire parce que Désolé la mairie ne peut pas le faire non plus. 9.- Retourner chez le notaire 3 jours plus tard parce que Faut que je voie je n'ai jamais eu à faire ça avant. 9.- Envoyer tout ça à Madrid avec un chèque... ça existe encore, ça, les chèques?! 10.- Voilà. Faut pas être pressé de rentrer en Suisse!
  • Les vaccins de Zed sont à jour (il ne transmettra pas la rage aux chats suisses, on est vachement rassurés...)
  • Le bail de l'appartement en Suisse (à Prilly) est signé et papa Zeier ira faire l'état des lieux.
  • On a les billets d'avion : Vueling de Séville à Valence pour Isa et Basile. Iberia de Séville à Valence pour Zed et moi pour le triple du prix (qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour que notre chachat ne soit pas en soute!). Puis toute la famille ensemble de Valence à Genève.
  • On a organisé les premiers jours en Suisse sans meubles et sans nos affaires : merci Cloclo de nous héberger, d'être allé chercher la poussette, de nous amener des vêtements chaud à l'aéroport pour Basile... :-))
  • On a fait notre soirée de départ...

Bref, on est prêt, je crois... Faut juste qu'on trouve l'énergie de quitter cette vie de rêve...


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Basile !! - 23:03, 6/10/2008

Etant donné que ces derniers jours on se baladait moins vu le ventre d'Isa et qu'on avait peu de choses à raconter, je m'apprêtais à écrire un billet sur la grossesse d'Isa...

 

Ben pour finir ce sera un billet sur la naissance de Basile !!

 

Basile, né le 29 août 2008 à 16h15. 3'700 g pour 51 cm

 

Yahoooooouuuu chuis papa !!

Va falloir que je change le titre du blog!

 

 

      

      

  

  1. à la maternité
  2. devant la maternité
  3. à 5 jours
  4. à 6 jours
  5. à 12 jours
  6. à 15 jours avec ses parents à la Plaza de España
  7. à 16 jours
  8. à 23 jours
  9. avec sa grand-maman venue en visite (Kitty, à ne pas confondre avec Maminou)
  10. à 24 jours
  11. à 32 jours (à comparer avec la 3. Non, ce n'est pas le coussin qui a rétréci!)
  12. à 5 semaines
  13. idem
  14. à 7 semaines
  15. idem
  16. idem

N.B.: Je ne vais pas raconter tout ce que Basile fait, ses siestes, ses tétées, ses promenades au parc, ses bains... car je ne pense pas que ce soit très intéressant pour les lecteurs du blog! Par contre, vu la demande (!) je vais ajouter régulièrement de nouvelles photos dans ce billet.

 

Bon... ben on va essayer de raconter tout ça depuis le début!

 

Tout a commencé le jour où, après 21 mois d'essais, deux trois analyses pas top top de mon côté (alors que nous étions encore en Suisse), le ras-le-bol et la déception des tests de grossesse négatifs malgré des retards de 20 jours, nous avons pris notre courage à quatre mains et avons franchi la porte d'un centre de reproduction assistée de Séville...

 

Première question du gynécologue qui était en train de faire une petite écographie rapide à Isa pour voir avant tout si son utérus était anatomiquement normal: "Comment dit-on félicitations en français? Tu es enceinte !!"

Efficace comme centre: 10 minutes dans la salle d'attente et Hop!

 

La suite de la grossesse a été un rêve et ne mérite pas en soi d'être racontée en détail sur un blog. D'abord la peur que ce ne soit qu'un rêve, puis quelques nausées, la fameuse limite des 3 mois avant laquelle on n'ose rien dire à personne, un corps qui change, un ventre qui grandit chaque jour, la famille et les amis qui essaient de savoir le sexe, la recherche desespérante d'un prénom masculin (j'espère franchement que le prochain bébé sera une fille, autrement on est vraiment dans la m...), puis les premiers coups de pieds et les derniers jours qui passent trèèèèès lentement... bref, classique! En plus, par bol, pas de jambes qui gonflent, pas de reflux gastro-oesophagien, pas de problèmes de vessie, pas de problèmes de position pour dormir... Franchement, à part les infections urinaires dont on a déjà parlé (voir le billet "Grenade et l'Alhambra"du 28.07.08), RAS...

 

Ce qui est par contre beaucoup plus marrant à raconter, c'est une fois de plus les différences qui nous ont marquées entre ce qu'on voyait et imaginait en Suisse et ce qu'on a vécu en Espagne!

 

Allez, dans le désordre:

  • Isa a continué à faire du vélo jusqu'à la fin, sous le regard perplexe des passants et de certains de mes collègues de travail qui considèrent visiblement la grossesse comme une maladie! "Avec les 42° qu'il fait dehors, tu es inconsciente! Tu vas attraper un coup de chaleur!"
  • Idem pour le camping... impensable! totalement irresponsable!
  • Aux cours d'accouchement, 21 filles enceintes, 7 maris seulement et... 2 mamans! Incroyable ce que les grands-mamans sont importantes dans ce pays, enfin, surtout la grand-maman maternelle j'ai l'impression. Je le vois très bien dans mon boulot : combien de fois je suis allé voir un patient dans sa chambre et c'est la grand-mère qui répond à mes questions en nourrissant son petit fils alors que maman reste en retrait! Et aujourd'hui encore, j'ai vu une grand-maman sortir de la maternité avec le bébé dans les bras alors que la maman suivait difficilement derrière avec les fleurs, la valise et les ballons... Et notre voisine de chambre à la maternité avait sa maman avec elle 15h sur 24... y en a même qui vont en salle d'accouchement avec leur fille, à la place du mari, pour dire...
  • Et les Espagnols ne comprenaient pas qu'on veuille garder le sexe du bébé secret! Comment acheter un petit cadeau rose ou bleu si on ne sait pas le sexe?! Quant au prénom, idem. Que le prénom reste une surprise pour la naissance les dépasse! Et Non, si c'est un garçon on ne l'appellera pas Gregory, ni Isaline si c'est une fille!

Puis est arrivé le gros moment de stress dans ce ciel bleu... le 29 août à 15h, Isa m'appelle pour me dire qu'elle perd du sang, beaucoup de sang... A peine le temps pour elle de sauter dans un taxi, d'être rapidement vue aux urgences et de passer en salle d'opération avec un diagnostic de décollement placentaire et à 16h15, c'est-à-dire 1h15 plus tard, Basile pleurait de surprise sous sa lampe chauffante avec un Apgar à 10/10/10! C'est ce qu'on appelle une césarienne en urgence! Je ne pense pas qu'ils vont lire ce blog (et c'est pas grave, je le leur ai déjà dit!) mais les obstétriciens et le reste de l'équipe qui a pris Isa en charge méritent mes remerciements ici: j'ai vu pas mal de césariennes en urgence, mais celle-là a été faite de manière admirable! Rapides, efficaces, toujours calmes et gentils:  juste parfait! Sans parler de nos deux pédiatres du moment: Ana Porras, qui allait rentrer chez elle quand Isa m'a appelé et qui s'est changée en vitesse pour venir en salle d'opération, histoire de prêter main forte à la résidente "officielle", et Julia, notre éternel ange gardien, que j'ai avertie dès que j'ai eu l'appel d'Isa, qui nous a suivi en salle d'op, qui a "volé" Basile un moment quand Isa était en salle de réveil pour qu'elle le voie, qui est venue nous voir tous les jours, qui a amené à Isa le meilleur des jambons ibériques le jour après l'accouchement (qu'elle n'avait pas pu toucher depuis décembre, étant négative pour la toxoplasmose), qui nous a prêté un petit lit pour le bébé, qui nous accueillera chez elle pour notre dernière nuit à Séville avec chat et bébé...

 

Et paf! C'est comme ça qu'en 2 minutes on devient papa! Et on se retrouve avec une petite chose adorable dans les bras, et on ne réalise pas encore vraiment que c'est pour toujours!

 

J'ai vu des centaines de nouveaux-nés, qui avaient une tête chaque fois différente, et on s'est demandé pendant toute la grossesse (et même avant), à quoi allait ressembler le nôtre. Et maintenant qu'il est là, devant nos yeux, on réalise que c'est logique, que c'est juste le seul visage qu'il pouvait avoir. Comme si on savait depuis longtemps qu'il serait comme ça parce que c'est comme ça qu'on se l'était imaginé...C'est un sentiment assez fou!

 

Concernant l'accouchement et la maternité aussi, les différences entre Suisse et Espagne sont grandes:

  • Les mamans des parturientes sont partout, je l'ai déjà dit... partout et tout le temps!
  • Deux mamans par chambre seulement mais pas de rideau ni de paravent entre les deux... bonjour l'intimité! Surtout que quand il y a des visites, ce ne sont pas deux personnes qui viennent discrètement en chuchotant, mais 10 personnes à la fois qui parlent fort, rient et qui s'installent pour quelques heures... comme disait Isa hier: "Y a bientôt toute l'Andalousie qui a vu mes seins"...
  • Basile n'a pas été pesé une seule fois pendant ses 4 jours à la maternité, à part à la naissance. Et personne n'est venu nous expliquer comment le changer ou comment donner le sein. Personne n'a donc vérifié qu'il mangeait bien et assez. Les seules questions qu'on nous posait étaient pour savoir s'il avait fait pipi et caca (ce qui est une manière indirecte intéressante de savoir s'il mange, me diront certains... mais bon). Une fois de plus, être pédiatre est un avantage non négligeable dans ce pays et je me demande comment font les autres parents! Mais même si mon métier m'a appris à changer un bébé, à l'habiller, à voir s'il va bien ou non et à me rendre compte s'il mange assez ou non, je reste pédiatre et non sage-femme! Et de plus je vous promets que la situation est complètement différente maintenant que le bébé en question c'est le mien! Impossible de prendre du recul! Je me rends déjà compte que j'ai un gouffre à franchir pour passer de ma jolie petite théorie et de mon expérience de pédiatre-sans-enfants à ma nouvelle vie de pédiatre-papa !! Je verrai les doutes, les craintes et les questions des parents d'un autre oeil dorénavant! Et je ne suis papa que depuis 4 jours... qu'est-ce que ça va être dans 15 ans! Alors en attendant, dans notre chambre de maternité, pour compenser le manque de réponses on discutait entre nouveaux parents, on échangait des idées, on était tout rassuré quand la petite voisine n'arrivait pas à prendre le sein non plus...
  • Pendant son hospitalisation, Isa n'a eu aucun contrôle gynéco (après une césarienne!) à part un qui a consisté à lui regarder la cicatice et à lui dire d'enlever les points après 7 jours!
  • Je me suis fait enguirlander par une sage-femme le lendemain de l'accouchement parce que je n'avais pas passé la nuit à la maternité pour aider ma femme et mon fils! Alors que, en bon petit Suisse, je m'étais eclipsé vers minuit pour ne pas déranger les patients qui ont besoin de repos et les infirmières qui ont besoin de place! Ben oui, c'est comme ça qu'on m'a appris à faire!... Les nuits suivantes, je les ai passées au chevet d'Isa, sur un fauteuil...
  • Le bain du bébé, auquel les parents ne sont habituellement pas conviés (à part si comme nous ils forcent un peu la main de l'infirmière), se résume à un aller-retour rapide sous le robinet d'un évier et se termine par une eau de cologne pour bébé qui pue la cocotte... beuh...
  • Vous connaissez les petits déjeuner type hôpital: pain, petite barquette de beurre et petite portion de confiture. Ici pareil, sauf que la barquette est remplie d'huile d'olive et qu'il remplacent la confiture par de la purée de tomates...
  • Et, petite remarque que seuls les pédiatres vont comprendre (que les autres m'excusent), le Guthrie espagnol ne recherche que l'hypothyroïdie et la galactosémie. Le reste? visiblement pas assez important pour eux... Alors j'ai organisé mon propre petit Guthrie suisse après avoir pris contact avec le labo de Zurich, obtenu des cartes buvards (merci Geneviève et Lise!) et organisé le transport avec DHL pour que ça arrive en Suisse 24h plus tard! Qu'est-ce qu'on ferait pas pour son fils!!

Et le résultat de tout ça c'est un petit bout d'chou qu'on gave de bisous et qu'on dévore des yeux. Notre 'tit bout à nous (tibouanou?) qui va changer notre vie... Je vais m'arrêter là, je vais devenir gâteux. Encore quelques minutes comme ça et il va se retrouver en fond d'écran sur mon ordinateur :-)))

 

Son deuxième prénom, pour les curieux, c'est Telmo, son petit côté espagnol et un clin d'oeil à Séville: San Telmo est le nom d'un palais de la ville, ancienne école de marine renommée, et d'un pont. Accessoirement, San Telmo (Elme en français, d'où les feux de St Elme) est le saint patron des marins... ce qui, dans la famille d'Isa, tombe assez bien.

 

Ben voilà! D'abord je voulais écrire trois lignes sur la grossesse d'Isa et son accouchement, et je me retrouve avec probablement le plus long billet du blog... sans commentaire!

 

Pis de toute façon Basile c'est le plus beau!

  

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Retrospective - 12:05, 1/10/2008

Petit montage photo clin d'oeil pour montrer l'évolution d'Isa entre janvier et fin août :-)

 


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L'huile d'olive - 15:18, 29/09/2008

J'en ai déjà un peu parlé, mais je pense que le sujet mérite un billet à lui tout seul! Les Andalous sont incapables de vivre sans leur huile d'olive... On savait que les pays méditerrannéens l'aimaient, mais on était loin de se douter à quel point! Ils en mettent partout, partout, partout!

 

Ils en mangent déjà au petit déjeuner, sur du pain grillé, seule ou avec du jambon, de la purée de tomate ou même du sucre (pour ceux qui ont lu tout le blog: non, je n'ai toujours pas goûté!!). D'ailleurs, un dessin valant mieux qu'un long discours, voilà ce qu'a reçu un matin Isa, avec du pain, comme petit déj' à la maternité:

 

 

 

Et ça continue comme ça pendant le reste de la journée... Quand il s'agit de faire un dîner ou un souper (i.e. un déjeuner ou un dîner, je traduis pour les 2 ou 3 Français qui lisent le blog), pas question de faire quoi que se soit sans huile d'olive: un repas sans friture, c'est comme un baiser sans moustaches (dirait Maupassant). Et quand je dis huile d'olive, c'est pas juste un peu au fond de la casserole! Dans les poelles, la viande et le poisson nagent dans l'huile! C'est juste impressionnant! Et pour compléter le repas, ils en mettent aussi dans les sauces...

 

Et c'est pas tout : ils en mettent aussi dans leurs pâtisseries... ben oui, pas de pâtisserie au beurre ni à la margarine par ici, mais à l'huile d'olive! ça donne un peu le même goût à tout, et franchement, c'est pas terrible! Bon, à côté de ça, ils font aussi des sablés au saindoux, qu'ils appellent mantecados (et c'est vachement bon!) mais ce n'est pas le sujet, revenons à nos moutons...

 

Et quand on se demande ce que fait la santé publique dans tout ça, on réalise qu'on a affaire à une vraie mafia! Visiblement, les recommandations nutritionnelles de Séville sont faites par les producteurs d'huile d'olive... La preuve en image :

 

 

J'ai photographie ça dans le Centro de Salud (centre de santé) du quartier. Si si! elle est au deuxième étage de la pyramide, avant le poisson et les oeufs!! Et je vous promets que je n'ai pas truqué l'image!! Bon d'accord, c'est sain l'huile d'olive: c'est plein d'acides gras mono-insaturés et de trucs comme ça, mais de là à mettre le litre d'huile au même étage que les légumes...

 

Quant aux autres huiles, on ne trouve que celle de tournesol, mais je crois bien que je ne connais personne qui en consomme...


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Itálica: des Romains à Séville - 20:23, 16/09/2008

A 8 km de Séville, sur la commune de Santiponce, se trouve le plus important site romain d'Andalousie et la première ville romaine d'Espagne : Itálica.

 

Fondée en 206 av. J.-C., elle fut la ville natale de l'empereur Trajan. Hadrien y vécut également quelques années pendant son enfance...

 

Quand on lit tout ça, on se dit qu'Itálica doit vraiment être une merveille, mais franchement, ça vaut pas Pompei... Bon d'accord, il y a un bel amphithéâtre assez impressionnant, de 20'000 places, et quelques superbes mosaïques de sol, mais pour le reste, faut vraiment faire marcher son imagination pour y voir quelque chose...

 

D'ailleurs, pour aider le visiteur à bien imaginer, les rues ont été repavées et, à l'emplacement des murs des maisons, ont été élevés de petits murets bien neufs de 50 cm de haut, en briques bien neuves... parce que sans ça, il n'y avait probablement pas grand chose à voir! D'ailleurs, une bonne partie des oeuvres d'art (statues et mosaïques) sont au musée d'archéologie de Séville, qu'on n'a pas encore été visiter, ou à Lebrija. En outre, certains bâtiments plus récents de Santiponce ou de Séville ont été construits avec les matériaux et les mosaïques trouvés à Itálica (comme une partie de la basilique St-Pierre a été construite avec les pierres du Colisée... y a plus d'respect...).

 

Bref, on est venu, on a vu, et on a été déçu...

 

 

   

  1. Une jolie mosaïque
  2. Une autre
  3. L'amphithéâtre
  4. Le reste du site... notez les petits murets "pour qu'on voie comment c'était avant" et les superbes colonnes style années 1980 dans le fond...

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Azulejos - 17:29, 6/09/2008

Des azulejos sont des carreaux de faïence. Séville, et particulièrement notre quartier de Triana, en a fait une de ses spécialités. Il y a 800 ans, les azulejos, sévillans ou grenadins, ont servi à décorer les murs intérieurs des plus beaux palais andalous, notamment l'Alcazar de Séville et l'Alhambra de Grenade. La technique de marqueterie de pierre qui forme certains de ces carreaux s'appelle Alicatado.

 

Juste pour les yeux, sans plus de commentaires, en voilà quelques échantillons qui proviennent de l'Alcazar:

 

 

 


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Trois jours (de plus) à la plage - 20:46, 21/08/2008

Le week-end passé, vu le pont de l'assomption, nous avons été invité 3 jours par Julia et José Luis à Costa Ballena (un complexe de vacances qui se trouve sur l'Atlantique, juste au nord du camping où on a l'habitude d'aller) où ils ont un appartement.

 

Facile de rassurer Evelyne pour ce week-end (Evelyne c'est la maman d'Isa, pour ceux qui suivent pas. Et elle stressait "un peu" il y a deux semaines en sachant sa fille sur le point d'accoucher sous une tente au milieu de nulle part)... Facile de rassurer Evelyne pour ce week-end, donc, Isa passant le week-end avec un obstétricien et deux pédiatres...

 

Première bonne surprise, c'est un complexe de vacances très sympa, vraiment bien étudié, plein de verdure, de petits lacs, d'arbres en fleurs. Les bâtiments ne pouvant pas dépasser un certain nombre d'étages, on n'a pas cette impression de Grande-Motte à laquelle on s'attendait un peu... Et en plus ils ont préservé la dune et rien n'est construit au bord de l'eau. Bref, c'est un endroit très agréable. Et c'est grand. On en a fait le tour à vélo en une heure et demie, en y allant tranquille...

 

Programme léger : plage, petites balades, dolce vita... et le soir, resto. On a passé des moments super sympas.

 

On a de plus fait la connaissance d'une des soeurs de Julia qui a un appartement absolument génial en bord de mer (enfin, en deuxième ligne, à 20 mètres du sable) à Rota. Appartement aux 3ème et 4ème étage d'une maison que son mari architecte a conçu. Intérieur super design. Avec une terrasse tout en haut. Et de la terrasse, piscine avec vue sur la mer...

 

Digne d'un magazine de déco...

 

Enfin...

 

  • Dans l'ordre: José Luis, yo, Isaline y Julia

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A la demande générale - 20:18, 21/08/2008

Photo suivante de l'évolution du ventre d'Isa: la voilà à 37 semaines à Séville, devant le Guadalquivir !

 


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Une Suissesse (de dernière minute) à Séville - 13:28, 16/08/2008

Le 4 août, Céline nous a dit qu'elle arrivait... le 8 août! C'est cool ce genre de visites surprises! Céline, pour les non-initiés, est une copine de collège et de gymnase d'Isa. Elle est venue toute seule, son mari n'ayant pas de vacances...

 

Elle a survécu courageusement à un dîner en compagnie de deux Espagnols pure souche ne parlant pas un mot de français, à un anniversaire avec 20 autres Espagnols et (surtout!) aux impressionnantes différences de température qu'il y a entre les 40° des rues de Séville et l'air conditionné des magasins de vêtements (ben ouais, c'est les soldes...).

 

À côté de tout ça, balades à vélo, glaces, terrasses, poker... sans compter un minimum de 5 heures par jour de commérage auquel j'ai eu l'honneur de pouvoir assister: ces deux filles ont une maîtrise de la discipline assez impressionnante, quasi olympique, fruit visiblement d'un entraînement soutenu...

 

Bref, je crois que Séville a une adepte de plus !

 


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Vacances dans les provinces d'Almería et de Grenade - 23:58, 4/08/2008

Un jour et demi à peine après être rentrés de Grenade, on repartait pour ce qui a peut-être été notre dernière grande balade en Andalousie, vu le ventre croissant d'Isa et cette date butoir du 11 septembre qui s'approche quand-même hyper vite, tout à coup, là!

 

Donc, histoire de voir ce qu'on n'avait pas encore vu, nous sommes partis en direction de la côte méditerranéenne, à l'est de Málaga. Le but était de voir un peu mieux cette côte, de monter dans les montagnes de la Sierra Nevada avant de redescendre sur la province d'Almería et de passer quelques jours sur les plages du parc naturel du Cabo de Gata.

 

 

 

Tout d'abord, sur les conseils de Mahaut (voir "une Rolloise à Séville") qui y avait passé quelques jours il y a 1 ou 2 ans, nous nous sommes arrêtés à Nerja, petite ville relativement touristique dont la principale attraction est ce qu'ils appellent le "balcon de l'Europe", une place circulaire avançant sur la mer et d'où la vue sur la Méditerranée, sur les plages de Nerja et sur la Sierra Nevada est superbe.

 

 

  1. La vue du "balcon de l'Europe"

 

Puis, après avoir passé la nuit à Motril, nous sommes partis plein nord vers les montagnes (en direction du premier petit carré vide de ma carte). Là, en une heure de route, on passe de zéro à 1400 mètres d'altitude! Mais même si, pendant l'hiver, le coin est connu pour sa station de ski (qui s'appelle Sierra Nevada, comme la région qui l'entoure, littéralement montagnes enneigées), rien à voir avec les Mosses ! Maisons blanches à toit plat, chèvres et terre brûlée : on reste au sud !

 

  1. Les villages de Bubión et de Capileira, respectivement à 1300 et 1440 m d'altitude.

 

Puis redescente sur la mer, dans le but de voir Almería, sixième ville d'Andalousie. Almería, ce n'est pas la destination touristique espagnole... en fait, on en entend surtout parler parce qu'on l'appelle le "jardin de l'Europe" (après le balcon y a 5 minutes, on est gâté...). La région d'Almería est une région désertique, dont le sol était tellement aride qu'on ne parvenait que difficilement  à faire pousser un cactus... Et il y a quelques décennies on y a installé des serres, et comme dit le Lonely Planet "avec un peu d'imagination et d'effort, et aucun scrupule", la région est devenue un des principaux producteurs de tomates, de concombres, etc. d'Europe. Et, corollaire de la première raison, on en entend aussi (surtout!) parler à cause du racisme qu'a provoqué l'afflux en masse de travailleurs étrangers, notamment africains, logés dans des conditions épouvantables et sous-payés...

Bref... dès qu'on commence à descendre de la Sierra Nevada, on est frappé par la présence de grandes serres qui bouffent quasiment tout le paysage...

 

 

 

 

... et peu à peu, on se retrouve dans un monde totalement extra-terrestre, une mer de plastique, tout (mais vraiment tout!) étant recouvert de serres, de serres et encore de serres... En roulant dans ce paysage, on se prend à se demander comment il peut faire aussi chaud quand tout est recouvert de neige! Mais on se reprend vite: on n'arrive pas à trouver ça beau... c'est étouffant, sale, souvent vieux et abandonné. On se trouve dans le sud de l'Andalousie, on sait que là, juste à côté de nous, il devrait y avoir des plages, des petits villages... et à la place il y a des serres jusqu'à la mer et des villes faites de blocs posés les uns à côté des autres...

 

  1. La mer de plastique... au fond, la mer...

 

Conclusion, on ne s'est pas arrêté à Almería! On a retenu notre respiration et on est passé tout droit, en direction du parc naturel d'El Cabo de Gata (le grand carré vide sur ma carte) : des flamants roses, des plages, des petites criques, de grandes collines désertiques où poussent uniquement des agaves et des figuiers de barbarie, de petits villages au bord de l'eau... Ouf! Retour dans le pays qu'on aime! On y a passé deux nuits. Au programme, découverte, plage et snorkling.

 

            

  1. Les rochers du Cabo de Gata vus du phare
  2. Des criques et des plages. Pour les amateurs d'Indiana Jones, la plage qu'on voit en haut à droite sur la photo (entre un grand rocher noir à gauche et un plus petit à droite, juste au dessus de la grande tache noire dans l'eau) est celle où a été tournée la scène d'Indiana Jones et la Dernière Croisade dans laquelle Sean Connery effraie des mouettes avec son parapluie!
  3. De chouettes petits villages pas trop touristiques (ici San José)
  4. Des paysages à couper le souffle
  5. Isa et son ventre
  6. Une eau cristalline
  7. Nijar et son petit air de Grèce
  8. Nijar toujours

Puis retour tranquille sur Séville, en traversant le désert de Tabernas. Ben oui, vous l'aurez compris, la province d'Almería n'est pas le pays des forêts et des ruisseaux! Désert de Tabernas qui ressemble suffisamment à ceux de l'ouest américain pour que pas mal de westerns y aient été tournés. Citons parmi les plus connus Pour une poignée de dollars, Les sept mercenaires ou Le bon, la brute et le truand. Certains décors ont été gardés et on peut les visiter, voire même assister à l'attaque des Indiens et à l'arrivée de la cavalerie... nous on s'est contenté de photographier une cabane au bord de la route, au bord des falaises...

 

  

  1. Une cabane tout droit sortie d'un western... si vous avez des yeux perçants, vous remarquerez le crâne de vache suspendu à l'arbre...
  2. L'Arizona en Andalousie

 

Puis en remontant sur Grenade, nous avons traversé Guadix. Particularité de la ville : 3000 de ses habitants vivent dans des maisons troglodytes, creusées dans la roche. Surprenant! D'ailleurs, une des habitantes a tout compris : elle fait visiter sa maison à qui veut, et il y a une soucoupe à la sortie... Pas très lumineux, mais sympa pour les grandes chaleurs estivales (18° toute l'année).

 

  1. Les maisons troglodytes de Guadix
  2. Une vue d'un peu plus près

 

Et je finirai par une anecdote assez bizarre. Comme il nous restait du temps et que nous avions dû renoncer à visiter le quartier de l'Albaicín de Grenade le dimanche précédent vu l'infection urinaire carabinée d'Isa, nous avons décidé d'y retourner le dernier dimanche.

Et samedi soir au camping de Grenade, très précisément 7 jours après les premiers symptômes d'Isa, j'ai commencé à me sentir mal... et j'ai passé la nuit à grelotter de fièvre. Le lendemain matin, vu mon état, on est... rentré à Séville!

Quand on sait qu'Isa n'avait jamais fait d'infection urinaire de sa vie et que je n'avais pas eu de fièvre depuis plus de deux ans, c'est assez étonnant. Certains vont dire que ce n'est qu'une coincidence et je ne pourrais rien leur rétorquer. Mais personnellement, je prends ça comme un moyen de nous prévenir de quelque chose. Il ne fallait juste éviter ce quartier... Franchement? si je m'étais senti mieux en me levant le matin, je n'y serais pas allé non plus...

 

Voilà! Là, à part la province de Jaén où il ne semble pas y avoir grand-chose à voir, on a vu à peu près tout ce qu'on voulait de notre belle Andalousie!


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Grenade et l'Alhambra - 19:56, 28/07/2008

Vendredi, direction Grenade pour le week-end. But n°1 du week-end, voir l'Alhambra, pour laquelle on avait déjà pris nos billets il y a quelques semaines, vu l'affluence!

 

 

Pour situer en quelques mots, l'Alhambra est un ensemble architectural construit en plusieurs étapes entre le IXème et le début du XVIème (mais surtout au XIVème siècle) sur les hauteurs de Grenade. On y retrouve une impressionnante alcazaba (forteresse militaire et caserne), des palais maures absolument sublimes (datant en gros de l'époque du royaume nasride, dont Grenade était la capitale), des bains arabes, des jardins incroyables... mais aussi un palais chrétien et une église (construite sur les restes d'une mosquée, comme d'hab'...) bâtis quand les rois catholiques Isabel et Fernando boutèrent les Arabes hors d'Espagne. Pour les détails historiques, je vous laisserai vous balader sur Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alhambra_%28Grenade%29)

 

 

           

  1. La Torre de Comares du Palais Nasride
  2. L'architecture incroyable du Palais Nasride
  3. Idem
  4. Idem
  5. La Tour des Dames du Partal
  6. Le Generalife et ses jardins
  7. L'Alcazaba avec la Torre de l'Homenaje et la Torre Quebrada

 

En résumé, l'Alhambra vaut amplement le voyage à Grenade. C'est juste un endroit époustouflant! On est déjà bien servi à Séville avec l'Alcazar, mais l'Alhambra a une taille, une situation privilégiée en hauteur, des jardins en terrasses, des bassins et des fontaines qui lui donnent un petit plus indiscutable!

 

Le centre de Grenade est également très sympa! La ville joue à fond avec son histoire musulmane, comme par exemple dans le quartier de l'Alcaicería, ancien marché de la soie transformé depuis en un ensemble de boutiques dans lequel on se croirait vraiment au Maroc.

 

  1. L'Alcaicería, ses vendeurs marocains, sa musique marocaine,...

 

Le côté chrétien n'est pas en reste, avec une cathédrale pas mal du tout et sa chapelle royale, où se trouvent les dépouilles des rois catholiques Isabel et Fernando. Assez impressionnant quand on connaît un peu l'histoire espagnole (comme nous, par exemple, ha ha ha...)

 

  1. Le beau quartier de l'Albaicín, vu de l'Alhambra

 

Dernière visite du week-end: les urgences d'obstétrique de l'hôpital de Grenade, Isa se faisant une infection urinaire assez sympa, avec probable pyélonéphrite (infection rénale, donc) vu les douleurs lombaires et la fièvre qu'elle avait... très très bel édifice, cet hôpital: salle d'attente confortable et salle de consultation dans le pur style espagnol des années 80... Bon, assez plaisanté: Isa, 24h plus tard, va beaucoup mieux, merci! Ah si, dernier truc: l'assistante des urgences n'a ni ordonnances ni médicaments à donner à ses patientes! En gros il faut serrer les dents, attendre que l'infection progresse et retourner dans le Centre de Santé de son quartier pendant les jours ouvrables pour avoir l'antibiotique!! Hallucinant! Heureusement pour Isa qu'à peu près n'importe quoi peut s'acheter sans ordonnance dans ce pays: elle a pu commencer ses antibios hier soir!


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Un Zurchois (et futur Espagnol) à Séville - 18:21, 28/07/2008

Il aura quand-même fallu que je vive à Séville pour revoir mon cousin Jérôme (i.e. le fils de la soeur de mon père) que je n'avais pas vu depuis 8 ans! Et il habite à Zurich, donc... pas à  Bogota ni à Pékin!

Bref, ce fut une des bonnes nouvelles de cette année! Il avait décidé de se prendre 2 mois sabbatiques et de venir en Espagne, par la route, avec son bus. Il a commencé par tomber amoureux de Málaga avant de venir nous voir. On a vraiment passé de très bons moments: terrasses, grandes discussions... vraiment, vraiment sympa!

Et quand je dis qu'il est tombé amoureux de Málaga, ce n'est pas juste pour causer: après un petit détour par Cadix, il y retourne demain pour s'y trouver un appartement, dans le but très sérieux de s'y installer! On a bien essayé par tous les moyens de lui démontrer qu'il fait bon vivre à Séville, mais visiblement l'appel de la mer a été le plus fort!

On viendra te voir, Jérôme: c'est une promesse!

 

  • Non, je ne suis pas anémique, c'est Jérôme qui est scandaleusement bronzé! Et pour ceux qui le connaissent et qui se posent la question: oui, il a maigri: il a juste perdu... 28 kg!

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Une Rolloise à Séville - 21:32, 13/07/2008

Mahaut, la plus grande des filleules d'Isa, qui a 12 ans, a passé la semaine avec nous. Pour l'occasion, j'avais pris 2 jours de vacances. Dimanche, direction le camping de Rota et les plages de sable fin de l'Atlantique. Première bonne nouvelle, il y avait beaucoup moins de monde que sur la plage où nous étions la dernière fois, qui ne se trouve pourtant qu'à quelques kilomètres au nord. On saura pour la prochaine fois!

 

Buts officiels de ces deux jours de plage :

  1. Pour Mahaut : survivre aux vagues de la marée montante de l'océan Atlantique (réussi), parvenir à sortir du sable après avoir été enterrée vivante (réussi, voir film: http://www.youtube.com/watch?v=A5e4hZN9S4w), tenter d'échapper à nos tentatives de crèmage solaire (raté).
  2. Pour nous : bronzer plus vite qu'elle (raté).

Et le soir, camping. A part dans son jardin, elle n'en avait jamais fait. Après quelques fous-rires inévitables, on a quand-même réussi à dormir quelques heures. Et le lendemain, re-plage. Malgré le fait que ce soient les vacances, personne! la plage pour nous! Un vrai bonheur.

 

   

  1. Les campeurs
  2. La plage pour nous tous seuls
  3. Un sirène échouée...

 

Mardi, nous sommes allés aux mines du Río Tinto. Río tinto, littéralement, ça veut dire fleuve teint, et il porte bien son nom. Il a une couleur, selon la profondeur de l'eau, entre l'orange, le rouge sombre et le noir. Et l'eau a un pH de 2.5! Le fleuve naît dans des collines dont la roche est extrêmement riche en cuivre, en fer, en soufre, en argent et en or (1 gramme d'or par tonne... hum...). C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a des mines... 6 à 8 g de minéraux et métaux par litre d'eau!

 

Et ce n'est pas de la pollution, le fleuve s'appelait déjà comme ça il y a 3000 ans. Bon, je ne vais pas dire que le coin n'est pas pollué, vu que la roche est surtout composée de pyrite, c'est-à-dire de disulfure de fer, et que l'extraction du fer entraîne la formation d'acide sulfurique... et qu'en 1873, la protection de l'environnement ne préoccupait probablement pas beaucoup de monde. La terre du coin est complètement brûlée.

 

Jusqu'en 2001, année de fermeture de la mine, un train amenait le minerai au port de Huelva en suivant le fleuve. Actuellement, un tronçon d'une dizaine de kilomètres est ouvert au public. On suit le fleuve, on longe des montagnes de scories et la vieille gare où se trouvent encore des locomotives à vapeur. A part quelques sueurs froides pour l'écolo que je suis, c'était vraiment chouette!

 

   

  1. Le Río Tinto
  2. On voit bien les couleurs selon la profondeur
  3. Des locomotives d'un autre temps, et des wagonnets de mines comme dans les films

 

Quant aux mines elles-mêmes, c'étaient des mines à ciel ouvert, de grands trous de 115 mètres de profondeur qui ont rasé une bonne partie des collines du coin. On en a visité une petite partie également.

 

 

  1. Les mines à ciel ouvert, les couleurs changent suivant la teneur en métaux
  2. On a l'air malin...

 

Le reste de la semaine, nous sommes resté à Séville: shopping (vive les soldes! on a probablement fait toutes les rues de Séville pour habiller Mahaut! Faut dire aussi qu'on n'avait pas le choix: elle avait fait sa valise toute seule et n'avait pris que deux pantacourts et deux T-shirts... sans commentaire...), balades à vélo, visite de la cathédrale, jeux... quelques terrasses histoire de profiter des calamars frits, des croquettes de jambon et des churros! Isa et Mahaut sont également venues me voir à l'hôpital. Nous avons d'ailleurs profité de la toute nouvelle machine d'échographie du service de néphrologie pédiatrique pour voir le bébé!

 

   

  1. Les trois à la Plaza de España
  2. Mahaut en vélo devant le Guadalquivir
  3. Une rue marchande, à l'ombre pendant l'été grâce aux tentures

 

Conclusion de la semaine: c'était vraiment sympa! Mahaut est une fille vraiment cool et facile à vivre! En plus elle a un humour cynique et sarcastique qui ressemble au mien et beaucoup de répartie!

Bref, Mahaut, tu reviens quand tu veux! Mais cette fois tu laisses tes baskets en Suisse (on n'a pas encore réussi à se débarrasser de l'odeur...).


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1 chat à Séville - 21:21, 4/07/2008

C'est vrai, au fait: on appelle notre blog 2 Suisses (et 1 chat) à Séville, mais on ne parle pas beaucoup du chat en question!

Je répare donc ce manque intolérable... juste en quatre photos pour vous montrer comme Zed s'est bien adapté à sa vie andalouse...

 

     

 

  1. Zed à la plage
  2. Zed fait la sieste
  3. Zed fait encore la sieste
  4. Zed mange son dessert

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L'Expo Zaragoza 2008 - 23:58, 1/07/2008

Alors que toute la Suisse part au sud pendant l'été, nous avons profité d'une semaine de vacances pour partir un peu au nord. Nous sommes allés à Saragosse, histoire de passer quelques jours à l'Expo 2008.

 

Je ne sais pas si on en parle autant en Suisse qu'ici, mais pour situer, Saragosse a organisé cette année l'exposition internationale. Thème : L'eau et le développement durable.

 

Première remarque: on est vachement faussé par les distances dans ce pays! Franchement, qui ferait 850 km depuis la Suisse pour une Expo?! Personnellement, je ne suis même pas allé jusqu'à Morat pour voir l'Expo 02, c'est tout dire... On se dit ça chaque fois qu'on se balade par ici : on visite sans souci et sans se poser de questions toutes les 3 semaines en long et en large l'Andalousie (qui est quand-même plus grande que la Suisse), alors qu'en Suisse, justement, on trouverait St-Gall trop loin pour y passer un week-end...

Bref, donc, on est allé à Saragosse voir l'Expo!

 

Des pavillons thématiques sur l'eau (énergie, soif, partage de l'eau...), le plus grand aquarium fluvial d'Europe, 106 pays représentés et une architecture splendide... On a marché 11 heures par jour pendant 3 jours et on n'a pas réussi à tout voir! En plus, on est peut-être allé au nord de l'Espagne, mais ça ne nous a pas empêchés d'avoir 35°!

 

 

         

  1. L'Expo vu du sommet de la Tour de l'Eau
  2. Le pavillon-pont, assez génial
  3. Le pavillon du partage de l'eau
  4. Une zolie tenture qui protège que dalle du soleil...
  5. Le palais des congrès, construit dans l'Expo... j'aurais dû être architecte, moi...
  6. Isa devant une paroi de tubes... sympa l'effet!

 

 

Alors bon, 106 pays d'accord, mais il y en a franchement qui n'ont rien compris au but d'une expo thématique! Alors que dans le haut du panier on trouve l'Allemagne (qui nous balade dans des voitures flottantes tirées par un câble dans une ambiance style Charlie et la Chocolaterie dans le monde de l'économie et de la récupération de l'eau, avec de vraies innovations et des trucs pratiques et qui nous explique comment l'Europe peut aider le tiers-monde avec des moyens simples), de l'autre côté on trouve des pays comme le Pakistan ou le Népal qui n'ont rien fait de leur pavillon à part un grand marché de bijoux et de tapis... Entre deux, on trouve franchement un peu de tout : un chouette dessin animé en 3D pour la Corée, une ridicule boule à neige géante pour l'Autriche où des volontaires dansent la valse au milieu des flocons de polystyrène, la nouvelle Volvo qui marche à la graisse de phoque (ou était-ce à l'huile de sapin?) pour la Suède, une leçon sur le désert pour le pavillon commun des pays de l'Afrique sub-saharienne et une autre sur la forêt tropicale pour le pavillon commun d'Amérique latine... Quant à la Suisse, on n'a toujours pas compris ce qu'ils ont essayé de montrer... une sorte de système d'air conditionné qui marche à la pluie, je crois...

 

 

  1. Le pavillon commun des Caraïbes. Ambiance ancienne colonie anglaise et steel-bands. Pas pu retenir la petite larme jamaïcaine, bien sûr...

 

400'000 visiteurs en 10 jours, l'Expo a du succès! Ce qui fait que certaines files d'attentes étaient passablement longues! Alors quand on n'arrivait pas à sauter sur les pavillons les plus prisés dès le matin, histoire d'arriver avant la foule, le ventre d'Isa nous était assez utile, comme pour le pavillon de l'Allemagne où on nous a fait passer devant tout ceux qui attendaient depuis deux heures! Autre avantage de la grossesse: au lieu de se taper les 1500 mètres (!) de rampes qui montent au sommet de la Tour de l'Eau, hop! on nous propose l'ascenceur réservé aux handicapés!

 

A part ça, la Tour de l'Eau, non seulement elle est belle de l'extérieur, mais en plus l'intérieur est assez génial. Pour l'instant, il n'a que trois étages: rez-de-chaussée, 6ème et 23ème. Du rez au 6ème, on prend un escalator. Du 6ème au 23ème, le vide complet et deux rampes en colimaçon, le long des parois, qui montent au bar du 23ème. Et comme il y a deux rampes séparées, en descendant, on ne croise jamais quelqu'un qui monte... On s'en rend bien compte sur ce film: http://www.youtube.com/watch?v=T9aSbw7eRS4 

Au milieu de tout ce vide, une sculpture représentant une éclaboussure d'eau d'une dizaine de mètres de haut! Génial! En plus des photos, j'ai mis un film sur Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=fL13IBukyq4

 

 

     

  1. La Tour de l'Eau, en forme de goutte d'eau (futés les mecs)
  2. L'intérieur et ses rampes qui longent les parois. Pas de demi-tour possible à la montée vu que la descente se fait sur l'autre rampe! 3 km de marche pour la visite! Le gars qui possède le bar au 23ème étage doit faire fortune (hhhhhhh... hhhhhhhh! una hhhhhhhh... una cervehhhhhhhh... cerveza por fahhhhhhhhh por favor hhhhhhhhhh!)
  3. Sculpture super impressionnante dans la Tour de l'Eau, histoire d'avoir un truc à regarder quand tu montes. Si tu ne l'as pas assez vue, pas de souci, elle sera toujours là à la descente...
  4. La même, de plus près. Non, à part ça, je fais de l'humour cynique mais elle m'a vraiment plu cette oeuvre d'art.

Et quand l'Expo sera terminée, l'immeuble sera repris par une banque qui virera les rampes et mettra des planchers aux 23 étages.

 

Et en plus on a vu plein de gens connus, à faire pâlir d'envie Stéphane Berne! Le 24 juin, jour de l'Espagne, on tombe sur toute la famille royale espagnole, et le surlendemain sur Albert de Monaco!

 

 

    

  1. la famille royale espagnole, dans l'ordre: l'infante Doña Elena (jupe rouge à fleurs), le prince Felipe (cravate jaune) et son épouse Letizia (en blanc), le roi Juan Carlos 1er (qui montre du doigt) et la reine Sofía (en bleu pastel). Manque juste l'infante Doña Cristina. Viennent ensuite José Luis Zapatero président du gouvernement, qui cache à moitié María Teresa Fernández de la Vega, première vice-présidente (en mauve)
  2. La voilà l'infante Doña Cristina, de profil, en blanc, avec sa soeur.
  3. Albert II de Monaco

 

Accessoirement, Saragosse, c'est une ville assez sympa, avec une basilique superbe! Mais par définition, une ville au bord d'un fleuve ou d'un lac ne peut pas être moche...

 

 

  1. La basilique Nuestra Señora del Pilar, avec l'Ebre au premier plan (pour l'anecdote, c'est ce fleuve qui a donné le terme ibérique... voilà, c'était la minute intellectuelle)

 

 

Et en rentrant, petit pèlerinage à Madrid, juste pour revoir 2 ou 3 endroits qu'on aime bien...

 

 

  1. La Plaza mayor de Madrid

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Tournesols - 22:16, 22/06/2008

Quand Anne et Ralf étaient ici, les champs de tournesols commençaient juste à pousser. Mais ça s'annonçait grandiose et on leur a promis de retourner les voir un peu plus tard et de faire des photos! Alors voilà! Specheul Dedicace to Anne et Ralf!

 


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Week-end à la plage à Chipiona - 22:15, 22/06/2008

Il aura fallu attendre le 21 juin pour pouvoir mettre un pied dans l'eau! Aaaaaaaah, que ça fait du bien de faire trempette quand il fait 40°! Nous nous sommes trouvés une plage très sympa entre Chipiona et Rota (juste au nord de celle du billet qui s'appelle "ce qui aurait dû être un week-end à la plage") au nord de Cadix.

 

Première observation: les Espagnols aiment bien la proximité et le contact humain! On avait déjà eu l'occasion de le remarquer dans notre vie de tous les jours: ils te font la bise, te prennent dans leurs bras, quand ils te parlent, ils te touchent l'épaule, ils te tapent dans le dos pour te laisser passer... Et à la plage, quand il y a 3 hectares entre toi et le parasol le plus proche, ils viennent s'installer à 2 mètres de toi, tu sais pas pourquoi (avec la radio, le gosse qui joue au ballon et la fillette qui ramène de l'eau dans un seau en en renversant la moitié sur ton bouquin)...

 

Deuxième observation: sur l'Atlantique, la marée monte! ça peut paraître logique pour pas mal d'entre vous, mais visiblement pas pour tous les Andalous! Alors ils arrivent tranquilles à la plage vers 11h30, posent leurs serviettes et plantent leurs parasols à trois mètres des vagues, en se demandant probablement pourquoi certains sont siiiiiiii loin de l'eau. Et ils ont l'air franchement tout surpris de se retrouver les pieds dans l'eau 1h plus tard. Alors ils reculent de 8 mètres avec leurs serviettes, leur parasol, la table, la tortilla et les 24 bières, et 20 minutes plus tard ça recommence! Et ils remontent un bout avec tout leur barda... motivés, quand-mêmes...

 

Et la plage qui, à marée basse, ressemble à ça (on voit bien la limite de la marée):

 

 

se transforme après quelques heures en ça (si vous regardez bien, vous pouvez voir la mer... ceux qui ont une vue perçante pourront même peut-être voir un coin de sable):

 

 

Ouf, on a eu peur un moment, on a cru qu'on serait tout seuls sur cette plage...

 

Et Isa est de plus en plus guapa avec son ventre! la preuve en images:

 

  

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2 Suisses (et leurs parents) à Séville - 19:29, 17/06/2008

Les parents d'Isa sont venus nous voir il y a deux semaines et les miens les ont remplacés la semaine passée. Et quand je dis "remplacés", ils ont vraiment fait l'échange, à tel point qu'ils se sont croisés à l'aéroport de Barcelone!

 

Visites de la cathédrale, de l'Alcazar, traversées de la ville à vélo (je ne sais pas si je l'ai déjà dit mais la ville est parcourue en long et en large de pistes cyclables et truffée de vélos en libre service) par les ruelles pavées, à travers les parcs de la ville à s'extasier devant les bougainvilliers, à observer les perroquets dans les platanes ou à chercher leurs plumes par terre (merci papa!) petits verres sur les terrasses d'Alfalfa ou de la Calle Betis, dégustation des spécialités du coin (calamars frits, croquettes au jambon, queue de taureau pour les Lanz, petits escargots à l'huile pour les Zeier)... Les quatre ont également passé une journée à Cordoue et ceux d'Isa ont en plus fait deux jours à Grenade.

 

Et plus les jours avançaient, plus il était difficile avec la chaleur de sortir l'après-midi, et tout le monde a très rapidement pris le pli avec les horaires estivaux hispaniques: farniente (ou plutôt hacer nada, restons espagnols) l'après-midi et balades le soir. Assez facile quand on sait qu'ici, maintenant, il ne fait pas nuit avant 22h15.

 

Deux semaines très chouettes et bien remplies! C'est marrant, on se sentait un peu comme des parents pour nos parents! Isa qui préparait un sac à dos avec des pommes et des boissons pour les siens avait l'impression de les envoyer en course d'école! Elle s'inquiétait d'ailleurs pour eux s'ils n'étaient pas rentrés à 18h... J'ai en outre appelé les miens pour être sûr qu'ils aient bien trouvé leur train pour Cordoue... bref, très marrant d'avoir ses parents à la maison!

 

 

   

  1. Avec les Lanz à la Plaza de América
  2. Frédy dans le Parque de María Luisa
  3. Isa et ses parents sur une terrasse de la Calle Betis

 

   

 

Un certain air de déjà vu, non? :-)

  1. Avec les Zeier au même endroit
  2. Antoinette dans le Parque de María Luisa, un certain vent de liberté
  3. Sur une terrasse d'Alfalfa, avec des escargots à la mode sévillane: les bestioles sont entières, bien reconnaissables avec leurs cornes et tout... on les aspire comme des os à moëlle!

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