2 Suisses (et 1 Chat) à Séville

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Prenez deux Suisses, posez-les au sud de l'Espagne et regardez ce que ça donne...
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Pueblos blancos - 23:29, 15/12/2007

Ce week-end, au programme, visite de l'Andalousie! Et comme le train, pour visiter les petits bleds perdus, c'est pas toujours très pratique, nous avons loué une voiture. Aaaaaaah! bonheur! à nous la liberté!

 

Quelques minutes pour vérifier le bon fonctionnement du klaxon et venga! Passer au rouge, écraser les cyclistes, arracher les rétroviseurs, dimanche soir nous serons enfin de vrais Espagnols! Et que fut la première de nos visites, vendredi soir? Ikéa! Que du bonheur! Je crois que la seule façon d'apprécier une voiture à sa juste valeur est d'acheter une armoire chez Ikéa et de rentrer avec en bus (pour ceux qui ont loupé le début, on l'a fait!). Là, nous n'avions qu'un truc tout petit à acheter, mais je crois que même pour ne rien acheter du tout, nous y serions allé quand-même!

 

Puis ont suivi quelques heures très amusantes à la recherche d'une place de parc dans le quartier, en même temps que quelques dizaines de nos voisins, visiblement... C'est comme les chaises musicales, sauf qu'il n'y a pas de chaises...

 

Et ce matin, direction Cádiz, ou plutôt sa province, au sud de Séville. Assez rapidement, les zones industrielles ont fait place à des oliveraies, contrairement aux champs qui bordent les routes de l'autre côté, en direction de Córdoba.

 

Et après 60 km, nous avons quitté l'autoroute pour nous enfoncer dans le pays en direction des montagnes. Et les oliviers ont alors disparu pour faire place à des champs labourés à perte de vue, plantés ici et là de bosquets et d'arbres. On aurait dit un mélange entre la Toscane, la Grèce et la Provence... Et les couleurs sont surprenantes! Il y a des dégradés incroyables. La terre passe du beige au rose, du gris au brun. A un moment donné, nous avions une terre noire à gauche de la route, et une terre ocre à droite! Et comme en plus certains champs viennent d'être semé et qu'un petit duvet vert apparaît déjà, ça donne des couleurs absolument hallucinantes:

 

     

Puis les montagnes sont apparues et l'Andalousie comme on la connaissait et comme on l'imaginait a totalement disparu! Avec leurs 1300m au maximum, ce ne sont pas des montagnes très hautes, mais comme leur base est quasiment au niveau de la mer, ça représente quand-même de sacrées montées! Et c'était là le but de notre samedi: les Pueblos Blancos, autrement dit les villages blancs.

 

 

Arcos de la Frontera, Ubrique, El Bosque, Grazalema, Zahara de la Sierra... des petites villes accrochées aux rochers qui (parce qu'elles ont souvent servi de miradors aux chrétiens qui gardaient leurs frontières contre les Maures, à l'époque), se trouvent au bord de falaises à pic et ont toutes un panorama à couper le souffle. Un château ou une tour de garde au sommet, et le village qui coule jusque en plaine. Et en plus, pour ne rien gâcher, leurs maisons sont entièrement blanchies à la chaux et c'est féérique! Et suivant l'altitude, les habituels orangers et citronniers qui bordent les routes se changent parfois en platanes, voire en sapins (que les gens photographient comme on photographie les citronniers, d'ailleurs, c'est très drôle!). Le plus connu des villages, Ronda, n'était pas sur notre route cette fois, mais nous reviendrons!

         

  • 1 et 2: Arcos de la Frontera
  • 3: Grazalema
  • 4: Ubrique
  • 5 et 6: Zahara de la Sierra

 

Autre chose assez folle: en 1991, ils ont créé un lac artificiel au-dessous de Zahara. Et il reste des arbres plantés dans 2 mètres d'eau, morts bien sûr, qui donnent à l'endroit une atmosphère surnaturelle!

 

 

Ce soir, retour à Séville et demain direction l'Océan Atlantique et la Costa de la Luz... histoire de voir un peu à quoi ressemble l'eau salée dans ce pays!

 

 


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