2 Suisses (et 1 Chat) à Séville

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Prenez deux Suisses, posez-les au sud de l'Espagne et regardez ce que ça donne...
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Mon boulot à l'hôpital - 20:33, 28/10/2007

Le 1er octobre, je suis donc allé me présenter à l'hôpital Virgen del Rocío. Ben oui... c'est quand-même un peu à cause de ça (ou plutôt gràce à ça) qu'on se retrouve en Espagne! C'est l'hôpital universitaire de Séville, un des 5 hôpitaux espagnols (avec Madrid, Barcelone, Valence et Bilbao) qui possèdent une unité de néphrologie pédiatrique (i.e. maladies rénales de l'enfant). Plus de 8 millions d'Espagnols en dépendent, ce qui change un peu de nos petits hôpitaux suisses de proximité!

 

Au CHUV nous étions 4 (le prof à 20%, un médecin-adjoint, un assistant et moi), ici nous sommes 12! Le service est bien organisé: chacun des 4 médicos adjuntos a sa propre consultation, il y a un chef de clinique (le titre n'existe pas ici, mais il en a le rôle) et 6 assistants (dont je fait partie), qui tournent entre l'hospitalisation et les différentes consultations. Le grand chef, qui a visiblement un rôle plus administratif que clinique, supervise le tout.

 

Les horaires, comme je l'ai déjà dit, sont assez cool: début entre 8h et 8h45 suivant les jours, et fin de la journée à 15h, ce qui me laisse pas mal de temps pour voir Isa et me donne l'impression de bosser à temps partiel.

 

Mais bon, dans quelques semaines, je commence mon travail de recherche, et j'imagine que je vais avoir besoin de mes après-midi pour avancer... En deux mots, pour ceux que ça intéresse, je vais reprendre toutes les biopsies rénales faites pendant ces 20 dernières années dans le cadre d'une glomérulonéphrite (c'est une inflammation du rein) et j'y chercherai la présence d'une molécule qui s'appelle C4d. Le but est de savoir, en retrouvant la trace des patients en 2007, si ceux qui avaient ce C4d ont moins bien évolué que les autres ou non... voilà, ça c'était pour la partie scientifique... Mais en gros, reprendre toutes ces biopsies conservées dans la paraffine, en couper des tranches à regarder au microscope (Ralf, arrête de rire ), y mettre une substance qui colore le C4d en vert fluo et fouiller dans le dossier du patient... ça va prendre du temps... Mais rassurez-vous, quand je serai là-dedans, je ne ferai plus qu'un 50% dans l'unité, ce qui me permettra de ne pas finir chaque soir à 22h... enfin on verra...

 

Pour l'instant, je ne suis pas aussi efficace que je le voudrais, premièrement parce que mon espagnol ne me permet pas de tout comprendre, d'exposer mes points de vue comme je le voudrais, de faire des téléphones ou d'écrire des notes d suites dans les dossiers, mais aussi parce que c'est un nouvel hôpital, avec des façons de faire et une organisation différentes et que je ne connais pas encore... je me perds dans les coulois, je ne sais pas où se trouvent les 3/4 des choses, je n'arrive pas à me souvenir des noms des infirmières (une chance pour moi, c'est Maria une fois sur deux)... mais ça ira mieux de jour en jour!

 

En tout cas, une chose est sûre, c'est que je suis épaulé par mes collègues d'une manière remarquable! Je me sens partie intégrante de l'équipe: on me demande mon avis et on en tient compte, on me pousse en avant... De plus, ils ont une patience et une gentillesse exemplaires et nous, petits Suisses, devraient vraiement en prendre de la graine parce que, comme dit dans un autre billet, mes collègues ne sont pas de cas isolés et nous avons vraiment l'impression que tout le monde que nous cotoyons ici est comme ça! Viva España!

 

   

  1. Le bâtiment principal de l'hôpital
  2. Le bâtiment de pédiatrie

 

  

  1. Les deux médecins-adjointes, Ana et Julia, avec le Prof Juan Martín Govantes
  2. Eva, Sonia, Maria-José, Esperanza et Paco
  3. Un des médecins-adjoints, Rafael, avec Virginia
  4. Flora et Puri, deux infirmières, s'occupant d'un patient dialysé

Et merci à Juan de m'avoir autorisé à prendre des photos à l'intérieur du service!

 


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